Une visite diplomatique française de grande envergue a été annulée pour des raisons troubles (médias)

Le premier ministre français Jean Castex devait se rendre à Alger dimanche mais la visite a été finalement reportée pour cause sanitaire, officiellement, car du coté français, comme algérien, certaines sources avancent plutôt des raisons diplomatiques.

Une visite de grande envergure du premier ministre français à Alger, prévue dimanche et perçue comme un signe de rapprochement entre les deux pays aux relations complexes, a été reportée sine die (Sans fixer de date pour une autre séance.) jeudi, officiellement pour cause sanitaire, mais pour raisons diplomatiques, selon des sources proches du dossier. «L’épidémie de Covid-19 ne permettant pas à ces délégations de se retrouver dans des conditions pleinement satisfaisantes», ont annoncé les services de Jean Castex à l’AFP.

certains médias algériens se réjouissaient déjà du réchauffement franco-algérien, mais ce n’est pas le cas du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Hachemi Djaâboub, lequel a lancé jeudi devant le Sénat une attaque contre la France, qualifiée d’«ennemi traditionnel et éternel», selon le site en ligne TSA.

La réunion de dimanche avait pour but de tenir pour la première fois depuis décembre 2017 un «Comité intergouvernemental de haut niveau», co-présidée par Jean Castex et son homologue Abdelaziz Djerad, afin de faire le point notamment sur la coopération économique entre les deux pays, le Hirak, la crise sanitaire, mais aussi l’état de santé du président Tebboune, n’ont pas permis la tenue récente d’une nouvelle édition de ce CIHN.

Plusieurs sujets étaient sur la table – économique, sécuritaire, éducation, culture et des accords «dans quelques domaines de coopération» devaient être signés, avaient indiqué les services du premier ministre français, sans préciser. En préambule à la visite désormais reportée, le chef d’État-major des armées français, le général François Lecointre, a été lui reçu à Alger jeudi par le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) Saïd Chanegriha pour un déplacement non annoncé au cours duquel le militaire algérien a sollicité l’assistance de Paris pour la «réhabilitation» des sites des essais nucléaires français au Sahara il y a 60 ans.

Source : Médias Français et algériens