Rapport annuel sur le recours à la peine de mort en 2017 d’Amnesty International

Amnesty International, dans son rapport annuel sur le recours à la peine de mort en 2017 rendu public le 12 avril 2018, a noter un progrès notable en Afrique subsaharienne et dans d’autres régions du monde.

La peine de mort en Afrique :

La Guinée est devenue le 20ème Etat d’Afrique subsaharienne à abolir la peine de mort pour tous les crimes alors que le Kenya a supprimé le recours obligatoire à cette sentence en cas de meurtre. La législation au Tchad et au Brukina Faso évolue également dans ce sens.

Selon les informations d’Amnesty International, le Soudan du Sud et la Somalie sont les deux seuls pays d’Afrique subsaharienne a avoir eu recours à la peine de mort en 2017.

En ce qui concerne le reste de l’Afrique, il est à noter que le chef de l’État gambien a mis en place en février 2018 un moratoire officiel (interdiction temporaire) sur les exécutions.

Le reste du monde : 

La Mongolie a aboli la peine de mort pour tous les crimes, ce qui a porté le nombre total de pays abolitionnistes à 106 en 2017. Aussi, le Guatemala est devenu abolitionniste pour les crimes de droit commun tels que le meurtre, le nombre de pays ayant aboli la peine de mort en droit ou en pratique est passé à 142.

L’Iran et la Malaisie ont modifié leur législation en vue de réduire le recours à la peine de mort pour les infractions liées aux stupéfiants. 

Des inquiétudes persistent :

Quinze pays ont prononcé de peines capitales ou exécuté des personnes pour des infractions liées aux stupéfiants, en violation des dispositions du droit international. Si la majeure partie des exécutions dans des affaires de stupéfiants ont été enregistrées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en 2017, c’est dans la région Asie-Pacifique que se trouvent le plus grand nombre de pays ayant recours à la peine capitale pour ce type d’infractions (10 sur 16).

Amnesty International a recensé des exécutions de personnes condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants dans quatre pays :  l’Arabie saoudite, la Chine (où les statistiques sont classées secret d’État), l’Iran et Singapour.

Aucune information n’est disponible au sujet de la Malaisie et du Viêt-Nam en raison du secret qui entoure la question.

En Arabie saoudite, où le nombre d’exécutions par décapitation dans des affaires liées aux stupéfiants a connu une très forte hausse, passant de 16 % du nombre total d’exécutions recensées en 2016 à 40 % en 2017.

“Au cours des 40 dernières années, nous avons assisté à un énorme changement allant dans le bon sens en ce qui concerne le recours à la peine de mort à travers le monde, mais il est nécessaire de continuer d’intervenir de toute urgence pour mettre fin à cette abominable pratique que constituent les homicides commis par l’État”, a déclaré Salil Shetty secrétaire général d’Amnesty International.

Plus de détails sur : http://amnestyalgerie.org/wp-content/uploads/2018/04/RapportPeineDeMort.pdf