Procès en appel de Khaled Drareni : “une opportunité pour les autorités algériennes de cesser leur fuite en avant”

A quelques jours du procès en appel du journaliste Khaled Drareni qui se déroulera, le mardi 08 septembre 2020 à la Cour d’Alger, le Secrétaire général de l’ONG Reporters sans Frontières RSF, Christophe Deloire s’interroge quant à l’existence d’une « Algérie nouvelle ».

Entre 2015 et 2020 l’Algérie a perdu 25 places dans le Classement mondial de la liberté de presse dont cinq rien que pour l’année 2019. Malgré cette dégringolade « le régime s’enfonce encore dans une spirale de la répression » déclare Christophe Deloire avant d’évoquer le projet de loi qui criminalise la diffusion des « fausses informations » qui portent « atteinte à l’ordre public et à la sûreté de l’Etat ».

Plébiscité par des parlementaires, le 22 avril 2020, cette loi avait été contestée par de nombreux défenseurs des droits de l’Homme.

Outre ce projet de loi qualifié par certain de « liberticide », la condamnation de Khaled Drareni à trois de prison qui « viole de manière évidente la Constitution et marque une infidélité aux idéaux de l’indépendance algérienne, soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent. Il s’agit clairement d’une persécution judiciaire contre un journaliste » déplore Christophe Deloire.
Pour le Secrétaire général de RSF, « le procès en appel de Khaled Drareni sera une opportunité pour les autorités algériennes de cesser leur fuite en avant ».

L’ONG a appelé égalements « la justice algérienne à revenir à la vérité des faits et au respect du droit, de la Constitution et des engagements internationaux du pays. »