Me Mokrane Aït Larbi : “Le général Hassan risque de mourir dans sa cellule”

Samedi 6 janvier, Me Mokrane Aït Larbi a déclaré que son client, le général Hassan risque de mourir dans sa cellule. En prison depuis 27 mois, les conditions de détention ne lui permettent pas l’accès aux soins adéquats.

Malgré la détérioration de l’état de santé de l’ex-chef du service de lutte contre le terrorisme, la Cour suprême n’a répondu à aucune des trois demandes de mise en liberté déposées par l’avocat pourtant accompagnées d’une expertise médicale réalisée par le service de la médecine légale de l’Hôpital central de l’armée. Une quatrième demande vient d’être déposée par Me Mokrane Aït Larbi.

L’avocat a rappelé dans sa déclaration que le général Hassan, âgé de 71 ans, a passé 51 ans au service de l’Armée Nationale Populaire et qu’aujourd’hui, atteint de maladies chroniques, “son état grave nécessite un suivi quotidien dans un cadre familial”.

“Le général Hassan, ancien chef du service central opérationnel de recherche antiterroriste du DRS, a introduit un pourvoi en cassation. Etant son avocat, j’ai déposé un mémoire au greffe de la chambre criminelle de la Cour suprême le 20 janvier 2016. Deux années après, la Cour suprême n’a pas encore statué sur ce dossier”, a-t-il ajouté.

Le général Hassan, Abdelkader Aït Ouarabi de son vrai nom, a été condamné à 5 ans de prison par le tribunal militaire pour désobéissance. Arrêté en 2015, il est accusé d’avoir gardé en sa possession des armes de groupes terroristes sans en informer les autorités militaires.