La jeunesse algérienne demande qu’on lui rende ses salles de cinéma

Des 450 salles de cinéma qu’abritait l’Algérie pendant les année 1980, il ne reste qu’une petite quinzaine. Beaucoup ont été abandonnées ou transformées en centre commerciaux ou en salles des fêtes. Résultat : les jeunes algériens, ceux qui ont 20 ans aujourd’hui, ont grandi sans salles de cinéma.

C’est le constat que fait un reportage de Hanane Guendil diffusé le 16 mai 2018 sur la plateforme “Les Hauts Parleurs”, le premier média digital de jeunes reporters francophones “au ton libre et spontané” partout dans le monde.

Le cinéma algérien existe comme tient à le souligner Yanis Koussim, réalisateur du court-métrage “Khouya” sorti en 2010. Cependant, du fait de l’absence de salles, l’Algérien est privé de son cinéma. Certains réalisateurs sont contraints de laisser faire quand leurs films sont piratés pour espérer qu’ils soient vus. D’autres les publient eux-même sur les plateforme de visionnage en ligne comme l’explique dans le reportage le cinéaste Merzak Allouache.

Alors qu’un vent nouveau souffle sur le cinéma algérien avec les créations de réalisateurs tels que Karim Moussaoui, Yasmine Chouikh, Sofia Djama ou encore Hassen Ferhani, il est plus que jamais temps de recréer des liens entre le public algérien et son cinéma et de répondre à l’appel lancé par ce reportage : “Rendez-nous nos salles de cinéma !”