Khaled Drareni : tu n’es pas seul.

Journalistes et citoyens étaient au rendez-vous très tôt ce dimanche 08 mars 2020 devant les murs du tribunal de Sidi M’hamed à Alger, pour apporter leur soutien au journaliste Khaled Drareni, arrêté lors de la marche du 07 mars 2020, coïncidant avec le troisième samedi de contestation, une journée qui vient conforter son aîné du vendredi, et qui s’ajoute au calendrier “Hirak”.

Khaled Drareni n’en est pas à sa première arrestation, celui qu’on appelle désormais le journaliste du peuple, ou celui du Hirak, est très souvent « inquiété » par les différents appareils de sécurité. Même s’il ne le dit pas toujours, à l’explication de trois médiatisations largement relayées, car discret de nature, mais dans le « milieu », l’information fuse, et elle est rarement confinée. Le journaliste indépendant subit des pressions récurrentes, celle des élections du 12/12 avait donné le ton officiel, celui de : « ralentir la cadence, ou en subir les conséquences.. », du moins c’est ce qu’on lui avait alors « promis » quelque jours avant l’échéance électorale, suite à une « invitation » tout à fait amicale dans un des bureaux des RG à Alger.

Depuis le début du Hirak, le fondateur du site d’information en ligne Casbah Tribune, a fait preuve d’une abnégation et d’un sérieux dans l’accompagnent et la couverture du mouvement populaire, tel qu’il en est devenu une référence, une source d’information fiable pour celui qui est à propos de la scène politique algérienne, ce qui fait les affaires du peuple en tant que premier intéressé et premier consommateur de cette information, mais aussi des confrères journalistes, et les organes de relais.

Très suivi sur les réseaux sociaux, Khaled Drareni est peut être jugé au « click » ! Ou au coefficient du nombre de vues de ses vidéos du mouvement populaire. Un canal de vérité qui fait nuance avec une audition à géométrie variable de la part d’un gouvernement qui se résilie à avancer dans le même sillage d’une lignée politique fatiguée de ses longues années d’existence décriée par la rue, et de persistance refoulée..

Un autre sit in de soutien au journaliste est prévu demain lundi à la suite d’une garde à vue prolongée pour « complément d’enquête », ont annoncé les avocats de l’intéressé.

Contribution :H.C