Hirak : jusqu’ou la répression ira-t-elle ? Effroyable vendredi 115 à Alger

Répression féroce lors du Hirak 115 à la capitale Alger

Aujourd’hui, tout portait à croire que rien n’allait se passer comme d’habitude, déjà la répression inouïe qu’ont subit les étudiants lors du mardi 114 du Hirak algérois, ou la marche a carrément été stoppée et interdite,  était déjà l’oiseau de mauvaise augure pour les marches qui allaient suivre, et pour commencer celle d’aujourd’hui vendredi 30/04/2021.

Les forces de l’ordre, la BNPG, les RG, des policiers en civil, étaient en grand nombre pour encadrer la 115eme marche.

Il était 15 h quand la répression a commencé, rue Charas à Alger, un premier cordon bleu s’est constitué, il bloquait l’accès à rue Didouche Mourad, empêchant ainsi les manifestants qui remontaient de rejoindre la marche principale, puis vers 15h30, la pression était à son comble, les manifestants étouffés, se sont retrouvés coincés entre le cordon principal, et un autre qui remontait doucement, formant un goulot d’étranglement.

Pris à partie, les manifestants ont mangé de la matraque jusqu’à ce qu’ils se dispersent, notre journaliste Anis Chelouche, étaient présent sur les lieux, et a réussi à ce moment à passer vers rue Didouche Mourad, ou la marche principale se déroulait, une marche plutôt statique, empêchée justement par un énorme et impressionnant dispositif policier qui bloquait la montée.

Quelques minutes suivirent, et l’impensable arriva, en un seul block compact, les policiers ont chargé, et ont matraqué tout le monde, sans faire de distinction, journalistes en première ligne, femmes, enfants, hommes et femmes âgées ont en bavé pendant plusieurs minutes.

Notre journaliste, qui était en compagnie d’autre journalistes, ont été violement matraqués, Anis chelouche a perdu son téléphone du fait des coups répétés sur les coudes, les genoux, il a failli être piétiné en voulant récupérer son téléphone, mais rien n y fait la pression était trop forte, et les coups n’en finissaient pas, le téléphone de notre journaliste a été récupéré par un policier en tenue, lequel l’a encore fait tomber à cause du chaos infernal qui régnait, le téléphone à ensuite été ramassé par un policier en civil, le journaliste à quant à lui été empêché de récupérer son téléphone, il a encore été matraqué car il avait arboré son badge de journaliste dans l’espoir de pouvoir enfin chercher son téléphone, mais cela a engendré l’effet inverse, il raconte : «  quand j’ai montré mon badge de journaliste, j’étais entrain de crier, journaliste, journaliste pour pouvoir repartir sur mes pas, à ce moment la deux policiers sont tombé sur moi, et m’ont matraqué sans retenue, d’après une collègue présente surplace, mon téléphone a été récupéré par un policier en civil ».

Rue Didouche Mourad vers 16h

Plusieurs arrestations arbitraires ont eu lieu

Parmi les manifestants interpelés, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Hadj Nacer.

Le journaliste, Hassan Mouali, qui a été arrêté lui aussi à  Place Maurice Audin

Ali Ben Arba

Khaled Derradji

Reda Akziz

Reda Tabaichount

et biens d’autre noms figurent parmi la liste des arrêtés

D’après le CNLD, et selon des témoignages, ils ont répartis les manifestants arrêtés aujourd’hui à Alger entre les commissariats des Bananier jusqu’à Boumerdes !

Certains relâchés tardivement sans aucun moyen de transport

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