(en vidéo) Nouvelle étape dans le projet Jisr El-Djazair : « La rencontre d’Alger »

Plus d’une année après son initiation, le projet Jisr El-Djazair amorce une nouvelle étape de sa conception, qui sera caractérisée par « la rencontre d’Alger ».

Pour rappel, le projet Jisr El-Djazair est né d’une idée simple, celle de relier plusieurs points de la baie d’Alger par un pont, une passerelle qui redessinera l’échancrure algéroise façon 2.0.

Il s’agit d’un pont, dont le point de départ sera El Marsa (Tamenfoust), il passera par le Jardin d’Essai et finira à Bab El Oued. Des projets de loisir seront également réalisés autour de cet ouvrage.

Un projet qui se veut être avant tout une initiative citoyenne, et qui s’est basé dès sa naissance sur le principe du ‘brainstorming’, lequel sera retrouvé lors de cette ‘rencontre d’Alger’.

Après une présentation officielle du projet lors de l’évènement “Algérie Smart City”, Nacym et Sihem (architectes et concepteurs du projet) lancent le concours d’idées international invitant les étudiants et jeunes professionnels du secteur d’ici et d’ailleurs à proposer des idées innovantes qui seront intégrées dans la conception du projet.

Dix projets ont été retenus dans le cadre de ce concours d’idées (septembre 2018) qui a compté plus de 400 inscrits et la représentation de 55 pays. Les lauréats présenteront leur projet lors de “La rencontre d’Alger” en présence des membres du jury et autres invités.

“Beaucoup de personnes ont cru en notre projet et nous ont suivi dans cette aventure, qui est avant tout, humaine. Les jurys qui ont départagé les candidats du concours d’idées sont des personnalités du domaine de l’architecture, la sociologie, l’engineering mondialement connus. Avec cette rencontre nous voulons leur montrer notre ville et ouvrir le débat sur comment nous imaginons Alger dans le futur”, soulignent Nacym et Sihem invités sur le plateau de Radio M.

Djisr El-Djazair est un projet urbain à l’horizon 2030, et il s’appuie sur les plans déjà définis par les autorités publiques (plan stratégique Alger 2030/2035).

La notion de l’écologie et le développement durable seront au cœur du débat lors de cette rencontre : « La baie d’Alger est extrêmement polluée, c’est pourquoi la faune a déserté les fonds marins. Une préoccupation que nous avons prise en considération dans le projet du pont d’Alger. Les îles artificielles qui seront parsemées sur la baie,  pourraient servir comme récifs artificiels qui contribueront à reconstituer cette faune » ont insisté les deux architectes.

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