Djamel Belmadi annonce la couleur : « Je n’ai pas peur de cette nouvelle mission »

Pour sa toute première conférence de presse tenue ce samedi, le nouveau sélectionneur national Djamel Belmadi a affirmé ne pas craindre sa nouvelle mission considérant que c’était pour lui un challenge « excitant » : « Je ne suis pas un peureux et un frileux, je n’ai pas peur de cette nouvelle mission. Il y a eu une réflexion qui a été faite. Je ne vais pas dire que mes prédécesseurs ont échoué, ça aurait été arrogant de ma part. Mon départ d’Al-Duhail n’a jamais été lié à mon arrivée à l’EN. J’ai tout gagné au Qatar à l’exception de la Ligue des champions. Le challenge est difficile mais excitant » rapporte le site Tout sur l’Algérie.

Pour le successeur de Rabah Madjer, être sélectionneur des Verts est une grande fierté mais surtout une responsabilité: «  Je suis heureux d’être là en tant que nouveau sélectionneur national. C’est une immense fierté d’être à la tête de la sélection de notre pays. C’est une lourde responsabilité, une décision murement réfléchie. La responsabilité nécessite beaucoup de réflexion. J’ai signé mon contrat avec fierté », a-t-il indiqué, rapporte la même source.

« Redistribuer les cartes et repartir à zéro »

Comment remettre l’équipe nationale sur les rails ? Belmadi semble avoir déjà la réponse : « La situation est connue par tout le monde. Je ne vais pas tirer sur l’ambulance. On ne s’en plaint pas. C’est sûr que j’ai une ossature en tête, un système de jeu bien particulier. Je vais redistribuer les cartes, repartir à zéro dans l’objectif de permettre à cette sélection de retrouver son aura », a-t-il expliqué avant de poursuivre : « Mon passé de joueur m’a certainement aidé dans mes fonctions d’entraineur. Je veux que mon succès que j’ai eu auparavant se prolonge. C’est un atout d’avoir été joueur. Il y’a une fédération qui a pris ses engagements avec moi. La connaissance du milieu dans lequel je vais évoluer. La connaissance des joueurs et de leur état d’esprit, tout ça m’a encouragé à dire oui ».

« Je ne suis pas un kamikaze »

Belmadi estime en outre que pour driver les Verts il faut avoir les armes nécessaires : « Je ne suis pas un kamikaze, je n’ai jamais été frileux à l’idée de prendre les rênes de la sélection. On m’a régulièrement posé la question sur l’EN, genre connaitre mon ambition par rapport aux Verts. J’estimais qu’il fallait avoir les armes nécessaires pour mener à bien ma mission, ce n’est pas un poste auquel on s’invite».

« Une mission casse-cou »

A peine installé, le nouveau patron de la barre technique des Verts doit d’ores et déjà se préparer à la rencontre face à la Gambie au mois de septembre entrant dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2019 :

« Malheureusement, je n’aurai pas assez de temps pour préparer le prochain match face à la Gambie. Nous allons entamer notre regroupement le 3 septembre et jouer cinq jours plus tard, c’est une mission casse-cou, c’est difficile. Nous allons voir l’état de chacun, je ne pense pas qu’il y a une équipe type qui s’est dégagée ces derniers temps. Nous allons faire en sorte d’aller là-bas pour gagner le match » et de poursuivre : « Il y a un potentiel au sein de ce groupe qui devrait nous permettre de renverser la vapeur. Il y a un état d’esprit défaillant, nous devons chercher la cause pour proposer des solutions. Les joueurs ont toute la volonté pour démontrer qu’ils ont des qualités. Mon travail va consister à cerner le problème ».

Pour ce qui est de son staff technique, Djamel Belmadi a déclaré que l’ancien capitaine des Verts Madjid Bougherra n’allait pas le rejoindre dans l’immédiat : « Bougherra est en poste, il a fait une bonne saison avec la réserve d’Al-Duhail, nous devons laisser les choses se faire doucement. Officiellement il y aura à mes côté, l’entraineur des gardiens de but Aziz Bouras, Serge Romano, et Alexandre Dellal, préparateur physique ».

Enfin, concernant ses objectifs, l’entraîneur national estime qu’il faut d’abord se qualifier à la prochaine CAN 2019 :« Nous devons d’abord se qualifier pour la CAN-2019. Vite remettre les choses en place, et revenir aux choses essentielles. Aller étape par étape. Je vais dire à mes joueurs qu’on va gagner la Coupe d’Afrique, peut être que vous allez me prendre pour un fou.  Ma philosophie est de créer des problèmes à l’adversaire avec une grosse possession de balle. Je refuse de subir, en contrôlant le jeu, on a plus de chance de gagner que de perdre. J’ai envie de voir Brahimi, Mahrez, ou encore Ounas, avec du ballon en permanence. Une équipe qui brise une organisation adverse, mais tout ça nécessite du temps et tout en ayant l’équilibre : attaquer tout en ayant la sécurité derrière » a-t-il conclu.

Rappelons que Djamel Belmadi a succédé à Rabah Madjer qui a été limogé de son poste lors de la réunion du bureau fédéral tenue le 24 juin dernier.