Appel à un rassemblement à Alger le 22 octobre pour Saïd Chitour, journaliste emprisonné depuis 16 mois, et en danger de mort

« Le journalisme n’est pas un crime ». C’est sous cette bannière, et pour éviter qu’il y ait un remake de la tragédie de Mohamed Tamalt avec Saïd Chitour que les journalistes et militants des droits de l’homme sont conviés à se rassembler le 22 octobre, à 10 heures, dans l’enceinte de la maison de la presse, Tahar Djaout, à Alger.

Un communiqué du comité de soutien à Saïd Chitour , révèle l’acharnement injustifié à l’égard du journaliste dont la détention provisoire a dépassé les limites fixées par la loi. Selon le code de procédure loi, la détention provisoire ne dépasse pas 12 mois (4 mois renouvelables trois fois).

Saïd Chitour qui souffre d’un diabète sévère et d’une hypertension chronique est détenu depuis 16 mois sans procès. Son état de santé inspire les plus grandes inquiétudes à sa famille qui craint désormais pour sa vie.

Accusé en novembre 2017 par le parquet de Bir Mourad Rais d’avoir divulguer des “documents gouvernementaux sensibles” à des diplomates étrangers, le journaliste a constamment nié l’accusation en assurant ne pas «avoir les documents décrits dans les accusations ».

Le comité de soutien à Saïd Chitour souligne par ailleurs la dégradation du contexte du travail des journalistes. « Nous ne pouvons, non plus, nous taire sur la dangereuse escalade contre les journalistes et leur travail sur le terrain », indique le communiqué.

« Nous appelons les journalistes, de toutes tendances, à participer à ce rassemblement symbolique pacifique qui n’est  qu’un rendez-vous pour renouveler notre refus absolu de l’atteinte à la sécurité et à la vie des journalistes dans un contexte politique électrique ».