Affaire Naima Salhi : Le tribunal de Chéraga relance l’instruction

L’instruction de la plainte déposée en 2019 contre l’ex-députée et président du parti pour l’équité et la proclamation (PEP), Naima Salhi, a été relancée par le tribunal de Chéraga ( Alger), ont annoncé les plaignants dans un communiqué rendu public mardi.

Naima Salhi, qui ne jouit plus de l’immunité parlementaire, après la dissolution de l’Assemblée nationale populaire (APN) qui est effective depuis le 1er mars courant, a été poursuivie en justice par les deux avocats du barreau de Tizi-Ouzou Maîtres Kader Houali et Sofiane Dekkal ainsi que le militant politique Salim Chait qui ont déposé une plainte contre la présidence du PEP pour « incitation à la haine raciale et appel au meurtre » via « sa page officielle Facebook à travers des vidéos et des publications ».

« Après avoir été bloquée pendant des mois en raison de l’immunité parlementaire dont jouissait la mise en cause, l’instruction dans l’affaire Naima SALHI est relancée. C’est ce que nous a annoncé le procureur prés le tribunal de Chéraga qui nous a reçus aujourd’hui, 9 mars 2021, à notre demande », lit-on dans le communiqué des trois plaignants.

« En effet, selon le magistrat, un courrier daté du 31/01/2021 a été envoyé par le parquet à la brigade de recherche de gendarmerie de Chéraga, pour un complément d’enquête. Il a été demandé, entre autres, des informations sur l’état civil de la mise en cause », précise-t-on en ajoutant : « Le 21/02/2021, le rapport de l’enquête a été envoyé au tribunal par ladite brigade relevant de la même circonscription. »

« Nonobstant la bureaucratie administrative et malgré tous les obstacles qui nous avions rencontré après le dépôt de cette plainte, le 9 juin 2019, faut-il le rappeler, nous sommes déterminés plus que jamais à aller au bout de notre engagement pour la faire aboutir », affirment les plaignant contre Naima Saliha.