Affaire du mineur : « on ne dirait pas un mineur.. ! » le récit justificatif du procureur général

Le procureur général près la Cour d’Alger, Mourad Sid Ahmed, s’est exprimé aujourd’hui à l’opinion publique via un live sur les réseaux sociaux, et quelques chaines télévisées, concernant l’affaire du mineur qui dit avoir été agressé sexuellement par des policiers, suite à la marche du Hirak du samedi 03 avril.

Le procureur a commencé par rappeler que la manifestation est « interdite », et qu’il est normal qu’il y ait des arrestations, ensuite, dans une optique clairement justificative, il dit que le mineur ne semble pas mineur justement au premier abord, de part son « physique » conclut le procureur, avant de passer à l’étape ultime, celle du moment ou l’acte est supposé avoir eu lieu. A cela le procureur général prés la Cour d’Alger raconte « selon la version du mineur, en présence de sa maman » martèle alors le procureur, «  le mineur dit avoir été poussé par derrière avec une antenne d’un talkie walkie, et le rapport du médecin légiste est claire,  il n y a pas de traces apparentes d’un acte de contre nature, et le mineur refuse d’être diagnostiqué de façon plus précise, et nous respectons cela » conclut le procureur général.

 

Le procureur général rappelle aussi que quand le Hirak a commencé, le mineur devait avoir « 13 ans »

Le journaliste Bouzid Ichalalene, du media Interlignes, pose alors une question au procureur général, celle des séquelles psychologiques du mineur, des séquelles qui apparaissent clairement dans la vidéo à travers laquelle l’affaire a été connue au grand public, une vidéo dans laquelle le mineur parait bouleversé, comme si il venait effectivement d’être agressé, le journaliste questionne aussi sur le fait que la police ait ignoré l’âge de l’adolescent pendant des heures. Le procureur demeure cependant évasif, et se contente de relire le rapport du médecin légiste.