Abdelkader Bensalah, 25 ans de perchoir

L’information était connue depuis quelques jours déjà. Malgré sa santé fragile, Abdelkader Bensalah sera bel et bien réélu à la tête du Conseil de la nation, et conservera donc son titre de deuxième personnage de l’Etat.

Le doute s’est installé car Abdelkader Bensalah était malade. L’homme ne le cachait pas, allant même jusqu’à recevoir en audience ses invités à Alger entre deux séances de chimiothérapie en France.

Son rétablissement et sa guérison a certainement poussé le président de la république a opté de nouveau pour lui, même si l’homme reste affaibli.

Abdelkader Bensalah, c’est une longue histoire avec les assemblées. Après une carrière de journaliste comme directeur du quotidien Echaab (1974 à 1977) puis de diplomate comme ambassadeur d’Algérie à Riyad (1989 à 1993), il président le CNT (Conseil national de transition), formé en 1994 et faisant office de parlement non élu. A ce moment-là, l’Algérie ne dispose d’aucune autorité élue. L’homme ne quittera presque plus le perchoir de président d’assemblée.

Il est élu à la tête de l’Assemblée populaire nationale après les élections législatives de 1997 qui avaient vu le RND, parti naissant, rafler la mise au FLN. Après la fin de la première législature pluraliste de l’histoire de l’Algérie en 2002, il quitte le perchoir de l’APN pour celui du Conseil de la Nation devenant ainsi le deuxième personnage de l’Etat.

Entre temps, Abdelkader Bensalah, membre fondateur du RND, a dû perdre quelques batailles contre Ahmed Ouyahia pour le leadership à la tête du parti.

Effacé pour les uns, pragmatique pour les autres, l’homme n’a jamais perdu la confiance du président de la République, une des raisons pour lesquelles il est toujours en activité à l’âge de 76 ans, et contrairement à beaucoup d’autres, n’a jamais quitté la scène politique depuis 1999.