A la veille de la journée mondiale des droits de l’homme 2020, la ALDDH dresse un bilan acerbe pour l’Algérie

Demain jeudi10 décembre sera la Journée internationale des droits de l’homme 2020

A cette occasion, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (ALDDH), l’aile Hocine Zehouane a fait dans un rapport publié aujourd’hui mercredi, un constat acerbe sur la situation des droits de l’homme en Algérie.

Dans le document LADDH fait état des atteintes perpétrées « contre » les droits de la personne humaine au cours des derniers mois en Algérie. Elle affirme que le gouvernement arrête, condamne et emprisonne des gens pour avoir tout simplement exprimé leurs opinions d’une manière pacifique.

Pire, les violations n’ont pas été consacrées à un domaine spécial, mais se sont généralisés sur pratiquement tous les droits (civils, politiques, socioéconomiques et cultuels). Partis politiques, associations, syndicats, activistes, femmes.

De mal en pis, note la même source, le pourvoir politique a profité de la crise et des mesures de confinement et de restrictions sanitaires pour procéder à des arrestations ciblées des activistes pensant ainsi briser le Hirak.

Photo : H.C / Hirak / Alger centre

La LADDH constate un recul à n’en point douter en matière des droits humains et une remise en cause des acquis démocratiques et sociaux, arrachés par ‘’des sacrifices suprêmes des Algériennes et Algériens’’.

La situation de la femme n’est pas en reste de ce constat amer. En effet, la ligue déplore la dégradation de la condition de la femme algérienne notamment en cette période de crise sanitaire.

Les cas de violences à l’égard des femmes ont connu une hausse. ‘’ Le confinement, combiné à la fermeture des établissements scolaires, a aussi considérablement alourdi la charge de travail des femmes et des filles, et a exacerbé les violences de toute nature à leur encontre par les membres de la famille (l’époux, le frère, le fils)’’, note le document. ‘’ Les journaux ont fait part de 45 féminicides. Les services de police ont enregistré, pour leur part, 5 830 plaintes réparties en violences physiques, sexuelles et psychologiques’’, souligne-t-il.

Le rapport s’est étalé également que les pressions que subi le monde de la presse. Il affirme qu’en 2020, des journalistes algériens ont été arrêtés et condamnés pour avoir exercé leur métier. Des médias électroniques sont bloqués, sans motif légal, sur le territoire national.