4eme jour de manifestation anti confinement au Liban : La municipalité de Tripoli incendiée

Quatrième jour d’émeutes au Liban, la colère des citoyens est dirigée contre le gouvernement, et surtout sa façon de gérer la pandémie du coronavirus, dans un Liban de plein pied dans une crise sociale et économique.

Lors de cette manifestation, des groupes de personnes ont tenté de pénétrer par la force dans les foyers de certains politiciens.

Le 28 janvier, une foule en colère s’est rassemblée à Tripoli devant les résidences de personnalités politiques influentes du Liban, incendiant des bennes à ordures et brisant des caméras de surveillance.

Les manifestants ont jeté en fin de journée des cocktails molotov dans les locaux de la mairie de la ville, provoquant un violent incendie, selon l’agence de presse nationale. «Nous voulions incendier leur maison comme ils nous ont brûlé le cœur», a confié à l’AFP Omar Qarhani, père de six enfants.

«Ils ont fait honte à cette ville», ajoute ce chômeur de 42 ans, en référence aux dirigeants politiques.

Après trois soirées de violents heurts ayant fait un mort et plus de 300 blessés, une centaine de personnes ont de nouveau battu le pavé le 28 janvier, s’arrêtant successivement devant différentes résidences de responsables politiques originaires de la ville et tentant d’y pénétrer avant d’en être empêchées par l’armée.

Les protestataires ont lancé des pierres contre des caméras de surveillance dans le secteur, détruisant plusieurs d’entre elles. Des véhicules militaires suivaient au pas les manifestants, en majorité encagoulés.