Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger: « La question de la restitution des archives est « au point-mort » »

Invité sur le plateau de TSA Direct, l’ambassadeur de France à Alger Xavier Driencourt est revenu sur la décision du président français Emmanuel Macron concernant l’utilisation de la torture lors de la guerre de libération nationale par l’armée française, qualifiant cette décision d’historique, et lui confèrant une portée considérable ; à ce propos il dit : « La déclaration du président Macron est l’équivalent de ce qu’avait dit le président Chirac en 1995 à propos de la rafle du Vél’d’Hiv…

Rappelons que la rafle du Vel d’ Hiv est la plus grande arrestation massive de juifs en France pendant la seconde guerre mondiale…

L’ambassadeur assure qu’au delà du cas Muarice Audin, la décision de Macron condamne aussi et surtout l’utilisation « systématique » de la torture, rendue possible par les pouvoirs spéciaux… il rappelle à ce propos que lesdits pouvoirs spéciaux ont été abdiqués par le gouverneur général de l’époque ‘Robert Lacoste’ suite à l’affaire  « Amédée Froger » au profit de l’armée française…

Il était aussi question lors de cet entretien, de la restitution des cranes des résistants algériens, à cette question l’ambassadeur rétorque que les choses avancent bien, et qu’une date de restitution sera arrêtée.

Cependant l’ambassadeur semble sceptique concernant la restitution des archives, il parle alors de « Copies d’archives », il qualifie la question de « Compliquée » avant d’ajouter : « Pour l’instant il n y a pas de directeur des archives coté français, donc pas d’interlocuteur… c’est au point-mort »