Toujours pas d’Ambassadeur américain au Maroc

Un an après l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, l’inquiétude grandit au sein du Département d’Etat quant aux mesures prises par le nouveau président et qui vont à l’encontre de toutes les précédentes stratégies diplomatiques américaines.

« Rex Tillerson en a marre », nous confie un diplomate américain en poste au Moyen-Orient qui craint une démission du Secrétaire d’Etat.

Un des facteurs de cette instabilité grandissante au sommet de la diplomatie américaine, le fait que l’ambassade de Rabat soit toujours sans locataire depuis près d’un an.

Inimaginable au vu du caractère exceptionnel des relations politiques et diplomatiques entre le Maroc et les Etats-Unis.

Au lendemain de l’investiture de Donald Trump, tous les ambassadeurs « politiques » ont démissionné, dont ceux accrédités à Rabat, à Riyad et à Tokyo et nommés par son prédécesseur Barack Obama.

Et près de 10 mois après ce départ, certains ont été remplacés mais toujours pas d’ambassadeur nommé dans la capitale marocaine pour succéder à Dwight Bush.

Attitude différente avec l’Algérie. Puisque Donald Trump n’a pas tardé à nommer John Desrocher en remplacement de Joan Polaschik le 21 juin 2017, cinq mois après son entrée en fonction.

Joan Polaschik qui pensait se consacrer à l’enseignement de la diplomatie à la Georgetown University de Washington, a vite repris du service. L’ex ambassadeur des Etats-Unis à Alger à en effet entamé le 5 septembre dernier ses nouvelles fonctions de Sous-secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires du Proche-Orient.

À ce jour, 52 ambassades américaines à travers le monde sont sans ambassadeur.

37 postes sont toujours vacants, et 15 ambassadeurs nommés n’ont toujours pas été approuvés par le Sénat.