Solidarité internationale avec Khaled Drareni

Des organisations internationales ont appelé, ces dernières 48 heures, à la libération du journaliste Khaled Drareni, dont la garde-à-vue a été prolongée lundi 9 mars sur ordre du parquet.

Reporter sans Frontière, ONG dont Khaled Drareni est le correspondant en Algérie, a réagi via Tweeter pour dénoncer son interpellation, durant l’exercice de son métier de journalisme, ainsi que la procédure juridico-policière à laquelle il est soumis depuis le samedi 7 mars.

Le 9 mars, l’Union de la presse francophone (UPF) a dénoncé avec vigueur l’interpellation de notre confrère et exigé sa libération «immédiate et inconditionnelle ».

« Khaled Drareni n’en est pas à sa première arrestation. Le 9 janvier dernier, notre confrère avait déjà été arrêté par la police algérienne. Au bout de quelques heures d’interrogatoire, il avait été relâché en fin de soirée, après avoir reçu « un dernier avertissement ».

De telles exactions constituent une attente grave à la liberté de la parole
et au libre exercice du métier de journaliste.

L’Union internationale de la Presse francophone par la voix de ses membres à travers le monde entier s’indigne devant de telles pratiques et exprime son soutien total à Khaled Drarerni

L’Union internationale de la Presse francophone appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle ».
Saloua Ghazouani, directrice régionale MENA d’Article 19, ONG qui se consacre à la défense et la promotion de la liberté d’expression et de la liberté d’information, a indiqué que « la liberté d’expression est une liberté fondamentale garantie par la
constitution algérienne ainsi que par les traités internationaux ratifiés par l’Algérie ».

La représentante d’Article 19 a ajouté que « le droit de manifester et le droit des journalistes de rapporter de tels événements sont essentiels pour faire respecter ce droit ».

« Khaled Drareni n’a fait qu’exercer son métier de journaliste et son arrestation est scandaleuse. Nous exigeons sa libération immédiate », a affirmé pour sa part Anthony Bellanger, le secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ).

Lundi soir, le Conseil de Genève pour les Droits et des libertés, a appelé sur Twitter à la libération de Khaled Drareni. Lundi matin, lors du second rassemblement organisé en solidarité avec notre confrère devant le tribunal de Sidi M’hamed, Hassina Oussedik, directrice de la section algérienne
d’Amnesty International, a qualifié son arrestation « d’arbitraire ».

« Il est impensable après une année du Hirak (en Algérie) où le peuple a marché chaque vendredi au niveau
national pour revendiquer ses droits, que des journalistes qui essaient d’informer sur ce qui se passe dans notre pays puissent être arrêtés », a souligné Hassina Oussedik.