Le secteur privé au cœur de la stratégie de diversification de l’Economie

Dans son interview accordée à Oxford Business Group, qui a officiellement présenté son 12e rapport économique sur l’Algérie mercredi 24 janvier au siège de la CACI, le Président de la république a détaillé les grands principes du nouveau modèle économique qui courra sur 5 ans et qui repose sur des piliers clairs : « la solidarité et la justice sociale, l’efficacité des dépenses publiques et le renforcement du rôle du secteur privé dans l’économie nationale ».

Dans cet interview, Abdelaziz Bouteflika rappelle que ce dernier « exige de profondes transformations structurelles, en vue d’assurer une croissance économique accélérée, et une équité sociale affranchie de la dépendance hydrocarbures ».

Tout en réitérant l’idée selon laquelle que la justice sociale reste le principe prioritaire, le Président évoque le rôle du secteur privé dans la diversification et l’émergence de l’Economie Algérienne.

Le chef de l’Etat rappelle « Le secteur privé a toujours trouvé sa place dans notre économie; il est en effet inconcevable qu’elle croisse sans un secteur privé fort et actif. Concernant les partenariats publics, notre formule présente de nombreux avantages, notamment lorsqu’il s’agit de mettre en place de nouvelles formes de gestion, d’associations et de partenariats entre les secteurs public et privé, mais aussi de mobiliser des financements alternatifs au budget que nous souhaitons promouvoir dans le futur proche. »

Il faut rappeler que l’émergence du secteur privé est encore récente en Algérie mais que ce secteur est aujourd’hui le principal créateur d’emplois du pays. Près de 99% des PME sont privées et 85% de la valeur ajoutée du pays hors hydrocarbures est créé par le secteur privé.

Dans des récentes tribunes chez nos confrères de TSA, les anciens ministres Hamid Temmar (lire ici) et Amara Benyounes (lire ici) ont également rappelé que l’Energie du privé sera le paramètre essentiel du développement économique et que si certes certains secteurs doivent rester du seul ressort de l’Etat, pour une grande partie des filières, des investisseurs privés pourront apporter plus de bonnes pratiques que l’Etat qui a déjà beaucoup à faire avec ses missions de régulateur et de responsable du service public.