Salon international de l’électricité et des énergies renouvelables 2018

Hier lundi 12 février 2018, au pavillon Casbah du Palais des expositions de la SAFEX (Pins Maritimes), a été ouverte la première édition du Salon international de l’électricité et des énergies renouvelables (SEER) qui s’étale du 12 au 15 février. 100 exposants algériens et étrangers sont présents et les visiteurs peuvent profiter de conférences et d’ateliers divers.

« L’électricité, il faut la produire, la transporter puis la distribuer ». C’est sur cette base que Naima Messaoudi, ingénieur et directrice d’Advision El Djazaïr, Yacine Amara, ingénieur, expert en Electricité et directeur commercial d’une entreprise privée et Akli Benhocine lui aussi ingénieur expert en Electricité ont organisé ce salon et ont invité des entreprises locales et internationales, des bureaux d’études, des clubs scientifiques d’universités algériennes et des représentants des institutions concernées.

« Nous pouvons dire que nous avons réussi à remplir ce salon en quantité mais surtout en qualité », a déclaré Yacine Amara à Casbah Tribune. « Ce salon est l’occasion de faire se rencontrer des entreprises, des organisations et des individus qui ne se rencontrent pas en temps normal. Le sujet principal de ce salon est l’électricité bien entendu. Il n’est pas possible de parler d’énergies renouvelables sans parler d’électricité puisqu’elles servent justement à produire cette dernière ». A propos du projet du gouvernement pour 2030 de produire 27% de l’énergie sous forme d’énergie renouvelable, Yacine Amara a commenté : « C’est un projet ambitieux, bien sûr. Il est possible de le mener à bien. Il faut simplement que les efforts se multiplient que ce soit du coté des décisions qui doivent être prises ou de celui de la couverture financière. Il faut ouvrir la voie aux partenariats avec des entreprises étrangères et faire confiance aux compétences locales. Il y a des laboratoires dans les universités capables de fournir et d’encadrer cette technologie ».

Pour Yacine Amara, le Salon de l’électricité et des énergies renouvelables peut offrir des solutions à cette problématique à sa manière. Il est l’occasion d’organiser des rencontres, proposer des partenariats entre des entreprises étrangères et des entreprises locales. Aussi, son utilité provient de la présence d’acteurs gouvernementaux, à l’exemple de l’Organisme algérien d’accréditation (ALGERAC), nombreux à participer au salon, d’entreprises nationales et de clubs scientifiques d’universités algériennes. L’intérêt des visiteurs s’est particulièrement porté, lors du premier jour du salon, sur le stand du club scientifique (Ren-Sol-Club) de l’université Mohamed Khider de Biskra. Les étudiants ont exposé des projets sur lesquels ils ont travaillé ces derniers mois. Parmi eux, le projet « Smart House » (maison intelligente) entièrement finalisé. Yacine Amara a assuré que les organisateurs ont veillé à la présence d’étudiants de l’Ecole Nationale Polytechnique et des universités de Biskra et de Blida.

Plusieurs conférences d’experts sont programmées dans le domaine de l’électricité et des énergies renouvelables pour le 13 et le 14 février. Aujourd’hui mardi, à 9h30, le docteur Gilles Bétis a donné une conférence autour des véhicules électriques. Cette journée a aussi vue la présence de plusieurs conférenciers algériens dont Nachida Kasbadji Marzouk, Sadik Hadji et Mustapha Hatti.

Le salon qui durera jusqu’au 15 février est ouvert aux professionnels du domaine mais aussi à toutes les personnes intéressées par les énergies renouvelables ou encore les personnes désireuses d’acquérir un compteur d’électricité respectueux de l’environnement.