Rafik Djebbour (ancien international algérien) : « le Mondial 2018 allait être une très bonne vitrine pour le football algérien »

Dans une déclaration faite à la télévision Echourouk News, en marge du match amical qui a opposé hier l’Algérie à la Tanzanie et qui s’est soldé par une victoire de l’EN (4-1), l’ancien international algérien Rafik Djebbour est revenu au sujet de la qualification ratée des Verts au Mondial 2018.

Pour lui , il s’agit d’une grosse déception : « On partage tous le même sentiment, on est tous déçus, surtout les joueurs, et je crois qu’ils le seront encore plus  lorsqu’ils verront la compétition, c’est compliqué pour eux et pour nous, on aime notre équipe nationale et on aime la voir jouer au plus haut niveau ».

Pour Djebbour, le problème actuel de l’équipe nationale est le manque de confiance : « Cette Coupe du monde en Russie allait être une très bonne vitrine pour le football algérien. Après il  y ‘a eu un échec, l’intention de bien faire est là mais la maladresse et l’attitude n’y sont pas. On aimerait voir l’équipe un peu plus agressive devant les buts et dans le jeu et avec des passes plus propres plus limpides, et là on voit une équipe un peu à la dérive et en manque de confiance ».

« On ne peut pas juger un entraîneur sur deux matchs »

S’agissant du sélectionneur national, Rabah Madjer, l’ancien sociétaire de l’AEK Athènes, considère qu’il ne peut être jugé sur quelques matchs : « Je n’ai pas assez de recul pour parler de Rabah Madjer, je n’ai jamais écouté ses discours, je ne connais pas sa philosophie de jeu mais je pense que c’est un joueur qui a eu une grande carrière et quelqu’un qui peut apporter quelque chose à cette équipe nationale. Après,  je n’ai pas assez de recul pour pouvoir critiquer une personne qui est en place, on verra par le résultat et l’attitude des joueurs. On ne peut pas juger un entraîneur en deux matchs, un entraîneur a besoin de plus de temps pour pouvoir passer son message et développer ses idées ».

« Je ne suis pas contre une expérience en Algérie »

Enfin, concernant sa carrière footballistique, l’attaquant de l’Aris Salonique football club, n’a pas écarté l’éventualité d’un retour en Algérie : « Aujourd’hui,  j’ai 34 ans,  j’ai toujours l’ambition de pouvoir jouer une année au plus, pourquoi pas au pays. La prochaine destination sera très réfléchie, je ne suis pas contre une expérience en Algérie, on verra les propositions. Je suis revenu par hasard j’ai croisé quelques présidents, la première intention c’est de retrouver le football algérien et revoir l’équipe nationale,  j’avais envie dela voir de prés. J’ai des propositions un peu partout de la France jusqu’en Indonésie, le problème n’est pas de trouver une proposition mais trouver un vrais challenge dans lequel je pourrai me sentir moi-même, pouvoir développer mon football et apprécier ma vie au
quotidien » a-t-il conclu.