Présentation de la traduction en arabe du roman « De nos frères blessés » le samedi 23 juin au Sous-Marin à Alger

Cette semaine paraîtra en Algérie, aux éditions Barzakh, la traduction en arabe du roman « De nos frères blessés » de Joseph Andrès. Cette traduction a été réalisée par notre collègue de Casbah Tribune Salah Badis.

La traduction sera présentée lors d’une rencontre-débat qui aura lieu le samedi 23 juin 2018 au café littéraire « Le Sous-Marin » initié par le Mouvement démocratique et social (MDS) et situé au niveau du boulevard Krim Belkacem (Télemly) à Alger. La rencontre sera animée par les deux journalistes Saïd Djaffar et Omar Zelig.

Le roman retrace la vie du militant communiste européen Fernand Iveton durant la guerre de libération nationale algérienne. Iveton était fervent défenseur de l’indépendance de l’Algérie et militait aux cotés du Front de libération nationale (FLN) avant d’être emprisonné pour avoir placé une bombe qui n’a pas explosé et exécuté quelques mois plus tard. Cet événement fera le premier européen mis à mort par la France dans une affaire en rapport avec la guerre d’Algérie.

Cependant, le roman va au-delà de cette dimension. En 160 pages, il retrace les mois de prison de Fernand Iveton ainsi que ses mois de bonheur avec son épouse, la polonaise Hélène Ksiazek qui l’a suivi en Algérie, en racontant cette histoire d’amour entre deux prolétaires dans l’Algérie des années cinquante.

Joseph Andrès est né en 1984 dans le nord de la France. « De nos frères blessés », son premier roman paru en 2016 en Algérie et en France, lui a valu le prix Goncourt du premier roman la même année. Cependant, Joseph Andrès a refusé le prix comme il a refusé de se déplacer à Paris pour rencontrer la presse en répondant : « Un écrivain, c’est comme un boulanger. Il fait son travail et c’est tout ».