« Pourquoi y a-t-il toujours un drapeau algérien dans un stade ? » selon Le Monde

Chaque jour depuis le début de la Coupe du monde de football 2018, les journalistes Eddy Fleck et Maxime Mianat du quotidien français Le Monde publient des chroniques humoristiques où il analysent sur un ton décalé l’actualité de la compétition. L’épisode 9 de cette série de chroniques, publié le 22 juin 2018 était intitulé « Pourquoi y a-t-il toujours un drapeau algérien dans un stade ? ».

En effet, que l’équipe nationale algérienne joue ou non, qu’elle soit qualifiée ou non à une compétition donnée, un drapeau algérien est presque toujours présent dans les tribunes. Fait étrange auquel Eddy Fleck tente de trouver une explication. « Attention : cette chronique peut contenir du second degré », nous prévient le rédacteur en ouverture de la chronique.

« Il faut remonter au temps de l’Empire romain pour comprendre l’origine de cette coutume. Si le péplum Gladiator a fait le choix de mettre en avant l’empereur Commode, la vérité historique est tout autre. A cette époque, un jeune esclave originaire du Maghreb voit sa réputation grimper en flèche, après une prestation comique de premier ordre.

Rachidus Romulus gravait dans la pierre des messages humoristiques sur les différents sujets d’actualité : l’humoristique Texus doit-il être viré du théâtre latin pour sa blague misogyne ? Rome respecte-t-il le fair-play financier en recrutant le gladiateur Maximus pour 200 millions de sesterces ? Rachidus était le premier twittos de l’Empire romain. Son succès fut tel que l’administration romaine accepta sa présence à l’assemblée, étape décisive avant son élection en tant qu’empereur quelques années plus tard.

Durant les combats de gladiateurs, Rachidus Romulus brisa les codes. Pour signifier la grâce d’un combattant, l’empereur agitait à son balcon un drapeau aux couleurs de l’Algérie. Une manière de rendre hommage à ses origines. Ce tissu devint rapidement le symbole de la paix et l’outil indispensable dans tous les événements culturels. Récemment, des chercheurs affirmaient que cette version était inventée de toutes pièces et que les empereurs sortaient, en réalité, une banderole « Sarreguemines ». Un débat qui n’a pas fini de déchirer le monde du football et qui continue d’être instrumentalisé par les politiques durant cette Coupe du monde ».