« Peut-on construire une politique publique jeunesse efficace si les jeunes eux-mêmes ne se sentent pas concernés ? »

Dans l’ambition d’ouvrir le champ politique à la jeunesse algérienne pour une meilleure représentativité dans les instances de gouvernance et de prise de décision, le collectif d’associations
« Sharek » a remis, le 20 juin 2020, à Sid Ali Khaldi, ministre de la Jeunesse et des Sports, un recueil de plaidoyer intitulé « la jeunesse moteur de la nouvelle Algérie ».

Le document confié comporte 10 propositions qui permettraient selon ses instigateurs « de créer le
cadre institutionnel favorable à une participation réelle et effective des jeunes, dans tous les secteurs et à toutes les échelles. »

Une étude menée par ce collectif relève que les 15-35 ans qui représentent un tiers de la population reste la tranche d’âge la moins impliquée dans la vie politique.

En effet, moins de 1% des jeunes algériens déclarent adhérer à un parti politique et moins de 3% ont pris part à une activité partisane.

Face à cela, « il en est sorti la nécessité de plaider pour que cette participation soit inscrite dans politique publique de l’Etat. » déclarent les initiateurs du projet.
Voici les 10 axes identifiés par le collectif « Sharek » :
« 1- Inscrire la participation des jeunes dans les priorités constitutionnelles de l’Etat
2- Réduire l’âge minimum pour se présenter comme candidat aux conseils élus et instances de gouvernance au niveau local et national
3- Instaurer des quotas pour les jeunes afin d’augmenter les chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues
4- Installer le Conseil supérieur de la jeunesse selon des modalités de fonctionnement basées sur des
valeurs de démocratie et de transparence
5- Expliciter la participation des jeunes dans les articles du code communal relatifs aux dispositifs participatifs
6- Mettre en place des dispositions spécifiques pour faciliter la création et la gestion de clubs et d’associations de jeunes
7- Institutionnaliser les conseils consultatifs de jeunes comme dispositifs de concertation locale
8- Réformer le système de gestion et l’animation des structures de jeunesse
9- Déployer un programme national de formation sur la participation en faveur des jeunes