Noureddine Saadi : « Ce n’est pas civilisé de me demander de ne pas aller à l’entraînement par téléphone »

L’ex-entraîneur de la JSK, Noureddine Saadi, s’est confié à Casbah Tribune au sujet de son limogeage mais aussi à propos de la période difficile que vit actuellement le club kabyle.

La nouvelle de votre limogeage a fait couler beaucoup d’encre, expliquez-nous ce qui s’est réellement passé.

Je dirais tout simplement que le président a subi une pression, moi personnellement quand je travaille je ne démissionne jamais par principe. Le président qui se trouve à l’étranger m’a parlé en me disant qu’il y avait beaucoup de pressions et qu’il fallait du changement. J’étais au chevet d’un malade et quand le malade ne guérit pas ce n’est pas toujours la faute du médecin.

Estimez-vous que la JSK est malade ?

Effectivement, tout le monde sait comment elle a été maintenue l’année dernière. Je pensais vraiment que l’actuel président croyait en la résolution des problèmes petit à petit mais ce n’est pas le cas.

S’agit-il réellement d’une séparation à l’amiable ?

Ecoutez, je n’ai pas encore signé la résiliation de mon contrat, le président n’est pas là, il va rentrer dans un ou deux jours et nous allons avoir une discussion à ce sujet.

Le club est menacé de relégation, que se passe-t-il ?

Sur le plan technique je ne pourrais pas parler car ce n’est pas déontologique. L’équipe ne fonctionne pas depuis longtemps. J’ai résolu quelques problèmes notamment s’agissant de la discipline, de l’ambiance qu’il y avait au sein du groupe. On a perdu de manière honteuse face à Tadjenanet, tout le monde sait qu’ils ont été aidés par l’arbitre. J’ai été limogé pour un match dont le résultat a été décidé par l’arbitre.

La vie est faite de conflits mais malheureusement dans notre pays, on règle les conflits par d’autres conflits. Ce n’est pas civilisé de me demander de ne pas aller à l’entraînement par téléphone. Il aurait pu m’affronter lorsqu’il était là. C’est la façon qui m’a profondément touché.