Loi de Finances 2019 : Une loi placée sous le signe des « présidentielles »

La loi de finances 2019 a été adoptée hier par le président de la république et le conseil des ministres, et comme le prédisaient les experts économiques, elle ne comporte pas de nouvelles taxes, et mise sur une légère hausse des recettes de l’état, et du budget de fonctionnement.

A l’aube d’une échéance présidentielle, la nouvelle loi de finance exprime (indirectement) une volonté de « maintien de l’ordre », pas de nouvelles taxes donc, pas de diminution des subventions, notamment pour les produits pétroliers, comme c’était le cas pour la précédente manouvre, et qui avait provoqué un malaise social…

Ce qui est à signaler cependant, c’est que l’état prévoit une augmentation des dépenses du fonctionnement  (ministère, collectivités, social, gouvemenment ) à un seuil historique de 40 milliards de dollar, alors qu’un déficit (devenu structurel) de plus de 20 milliards de dollars frappe le pays depuis des années.

D’un autre coté, les dépenses d’équipement (infrastructures, investissement, économie…) sont revues à la baisse.

Le budget de la défense est de 12 milliard de dollars…

Dans un contexte économique instable, et surtout déficitaire pour l’Algérie, depuis plusieurs exercices, cette loi de finances semble tenir tête à une logique économique, qui voudrait que les dépenses du fonctionnement soient réduites, à la faveur des dépenses d’équipement. L’état peut cependant se reposer sur la hausse du prix du Brent, mais est-ce prudent ? dans le cas d’un crash pétrolier, l’imprimerie de la banque d’Algérie devra travailler jusqu’à ce qu’il n y ait plus d’encre pour palier au manque de financement prévu par cette loi, favorisant l’hyperinflation du Dinar, qui souffre déjà énormément, et avec lui le pouvoir d’achat du citoyen algérien.