Lettre ouverte de l’épouse du commandant Azzedine au président de la République

Deux mois après la mort suspecte de son gendre Hamza Hadjouti, la moudjahida et styliste algérienne Yasmina, épouse du commandant Azzedine a décidé d’interpeller le président de la République Abdelaziz Bouteflika dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux par sa fille, veuve du défunt.

« Depuis près de cinq ans, toute notre ma famille et particulièrement mon mari, que vous connaissez pour avoir servi ensemble la Révolution nationale, nous vivons une situation intenable, suite à une malheureuse affaire commerciale. A cette infortune désastreuse s’est greffé le drame de l’arrestation et de l’assassinat, oui Monsieur Le Président, de l’assassinat le 23 novembre 2017, de mon gendre, Hamza Hadjouti, le mari de ma fille, par les services de sécurité qui avaient, procédé à son arrestation », peut-on lire.

Pour Yasmina Zerari, son mari a fait  » l’objet d’une escroquerie unique dans l’histoire de la criminalité organisée en Algérie. La police chargée de l’enquête a classé l’affaire comme si les sommes dont il été dépouillé étaient de la menue monnaie d’un parcmètre ». Selon elle, « on lui refuse l’acquisition d’un bien qu’il exploite depuis 52 ans, par un simple claquement de doigt, alors que des entreprises florissantes ont été cédées au dinar symbolique ».

Yasmina estime que le silence des autorités face à ce drame familial est incompréhensible. Elle ajoute : « Nous le ressentons comme une marque de mépris à l’égard des citoyens que nous sommes ». Dans cette lettre, elle demande au chef de l’Etat d’ordonner une « une enquête financière » sur les biens de son époux tant en Algérie qu’à l’étranger.

A propos de son gendre, elle déclare : « Si pour l’administration le jeune Hadjouti Hamza, n’est qu’un numéro d’identification, sur une carte d’identité et maintenant sur un permis d’inhumer et une tombe, il est le père de mes deux petits-enfants ». Avant de conclure : « Je ne demande pas une trituration des lois qui me mettraient au-dessus d’elles. Juste une attention à nos appels. Que le cri de douleur d’une famille soit écouté, à tout le moins entendu ».

LETTRE OUVERTE DE LA STYLISTE YASMINA AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE.Monsieur Le Président,​​​​ Je ne…

Pubblicato da Fifi Lamia Hadjouti Chellali su lunedì 29 gennaio 2018