Le syndicat national des journalistes réclame la libération de Khaled Drareni

Le syndicat national des journalistes SNJ a réagi, ce lundi 10 août, suite à la condamnation du journaliste indépendant Khaled Drareni. Poursuivi pour « incitation à un attroupement non armée » et « d’atteinte à l’unité nationale », le directeur de site d’information Casbah Tribune et correspondant de Tv5 monde a été condamné à trois ans de prison ferme.

Après cinq « longs » mois de détention provisoire, le syndicat des journalistes « à l’instar de l’ensemble de la corporation, de la classe politique, d’acteurs de la société civile, de l’opinion publique en général » entretenait un espoir de voir leur confrère libre sauf que cet « espoir » a viré « donc au cauchemar », lit-on dans le communiqué.

Le SNJ se dit « étonné » de voir, Khaled « traité différemment » de ses codétenus.
En effet, sous le coup des mêmes chefs d’accusation, les deux militants Slimane Hmitouche et Samir Belarbi ont eux écopé chacun de deux ans de prison, dont quatre mois ferme (déjà purgés).
Le syndicat qualifie ce traitement particulier réservé au journaliste Khaled Drareni de « précédent grave, condamnable et qui n’augure rien de bon quant aux intentions réelles du pouvoir par rapport à la liberté d’expression et de la presse en particulier ».

« L’Algérie, pionnière en matière de la libre expression et de la presse dans la région depuis trois décennies, ne peut se permettre de renoncer à ces acquis si chèrement arrachés par des générations de journalistes et de militants, au prix d’énormes sacrifices et des années de lutte contre l’arbitraire, l’obscurantisme, l’autoritarisme et le terrorisme. Et c’est spontanément que nous réclamons la mise en liberté de notre confrère Khaled Drareni » conclut le communiqué.