Le film «Larbi Ben M’hidi» : Bachir Derrais persiste et signe

Invité de l’émission « El Hadeth » diffusée sur Echourouknews Tv, Bachir Derrais est revenu sur les causes de la censure de son film biographique sur « Larbi Ben M’hidi », c’était pour lui l’occasion de réaffirmer sa position ferme quant à l’impossibilité de changer quoi que ce soit dans son scénario.

Pour Bachir Drais, il n’est pas question de retoucher ce dernier (scénario) tant qu’aucun spécialiste, ou historien n’a réfuté de façon « empirique » l’exactitude des événements se déroulant dans son long métrage.

Présent aussi sur le plateau, Salim Aggar (cinéaste algérien), fait partie de ceux qui reprochent à Bachir Derrais d’avoir donné une dimension « artistique, émotionnelle, et presque revisitée » à l’épopée du martyr, ainsi pour lui (Salim Aggar) le film devient une interprétation de l’histoire plutôt qu’il demeure par définition  « l’Histoire elle-même  » .

Parmi les passages du film qui ont fait l’object de vives critiques, on retrouve une scène de Larbi Ben Mhidi avec Ben Bella autour d’un désaccord ; une scène jugée « trop forte » et qui pourrait, si le film est diffusé, créer de la discorde, toujours selon Salim Aggar.

Des critiques « sous-jacentes » concernant certaines institutions historiques comme l’association des Oulémas musulmans algériens, seraient ressenties dans le film…

On lui reproche entre autres d’avoir fait de la « politique », en plaçant plus ou moins certains chefs de la résistance à des niveaux d’importance différents, on sentirait en ce sens une certaine sympathie envers Abane Ramdane, et un certain rejet envers d’autres…

Mais pour Bachir Drais, il ne s’agit que d’interprétations subjectives de quelques personnes, il dit défier tout spécialiste de l’histoire d’Algérie de trouver ne serait-ce qu’une petite déformation dans son film, et préconise de laisser le téléspectateur algérien trouver sa propre interprétation des faits, et juger de son œuvre.

Le long métrage qui a coûté 70 milliards de centimes, est devenu depuis l’annonce de sa censure l’un des films « bien que n’ayant pas encore était diffusé » les plus médiatisés en Algérie.

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