Le Dr Hartani explique les principes du programme Algiers Smart City aux délégués Jil FCE

C’est dans la très accueillante Kheima organisée dans le Musée National des Antiquités et des Arts islamiques que les délégués régionaux du Jil FCE ont pu à la fois visiter ce musée chargé d’histoire mais également se réunir autour du Dr Riad Hartani, figure reconnue de la Silicon Valley, qui a exposé le programme « Algiers Smart City ».

Le programme dirigé par Mme Slimani et le Dr Hartani sous le patronage du Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, est un projet ambitieux visant à intégrer l’Algérie et sa capitale dans le débat international sur les principes de ville intelligente.

Les délégués Jil’FCE sont venus des quatre coins de l’Algérie pour découvrir ces nouveaux concepts qui participeront à bâtir l’Algérie de demain.

Un programme bâti autour du concept IDC

Suite à une question de l’assistance, le Dr Hartani a rappelé son parcours : après avoir obtenu son diplôme de l’Ecole Polytechnique d’Alger, Riad Hartani rejoint la prestigieuse Université de Berkeley aux Etats-unis pour un doctorat. Le reste de son parcours se partagera entre la Silicon Valley où il lève pour ses différents projets plus de 400 millions de dollars et l’Asie où son expertise séduit à la fois les gouvernements et les plus grandes sociétés technologiques. Il  étonne l’audience en expliquant « une start-up n’essaie pas de lever le plus de fonds possible mais au contraire le moins de fonds possible pour couvrir son business plan ».

Il a rappelé aux jeunes délégués du Jil’FCE que l’Algérie souffrait d’un triple syndrome très répandu dans le monde, celui du IDC pour Isolation, Dependancy, Confidence (Isolement, dépendance et déficit de confiance).

Tout le programme Algiers Smart City repose sur la construction de réponses à ces problématiques : rompre l’isolement algérien notamment via la grande conférence du 27 et 28 juin (www.smartcityalgiers.com) qui va replacer l’Algérie dans le grand débat sur la ville intelligente, réduire la dépendance en négociant du transfert de savoir-faire prévu dès l’attribution des grands contrats et enfin redonner de la confiance aux algériens et à ses experts. La wilaya d’Alger a d’ailleurs déjà commencé une action concrète sur trois axes : le Transport, l’Energie et l’Eau.  Nous apprenons notamment lors de l’échange que l’Algérie connait l’un des taux de fuites d’eau les plus élevés du monde.

Le Dr Hartani, accompagné d’étudiants (ESI et polytechnique) travaillant sur le programme, a pu démontrer que l’expertise algérienne n’a rien à envier à celles des pays du nord notamment via le témoignage de l’équipe Polybot qui est arrivée en finale du grand concours de robotique Eurobot. « En misant sur la simplicité et l’efficacité nous avons pu avec un budget de 750€ remporter nos matchs face à des robots de 20 000€ et atteindre la finale » nous explique-t-il.

Le Hub technologique de Dounya Parc : un hub international à Alger

Devant l’enthousiasme des délégués Jil’FCE, le Dr Hartani a révélé un projet qui pourrait faire d’Alger un centre important dans la carte technologique mondiale. Le Hub que le Docteur et la wilaya comptent implanter dans le parc des Grands Vents vise à attirer les grands noms de la tech afin de réaliser des tests grandeurs nature dans notre capitale. « Nous sommes déjà en discussion avec des références comme Google ou Amazon qui, si les conditions sont réunies, pourraient délocaliser certains de leurs tests dans cette zone ». Le Docteur a enfin rappelé  : « On apprend quand  on est face aux gens qui ont les compétences ».

Les représentants d’Oxford Business Group, impliqués dans le programme, ont salué toutes ses initiatives et ont rappelé aux délégués présents que l’Algérie doit retrouver confiance en ses talents.

Le président du Jil’FCE, Mohamed Skander, a remercié les délégués et le Dr Hartani « Nous sommes très heureux du dynamisme de nos délégués qui réalisent beaucoup sur le terrain en accompagnant les jeunes opérateurs » avant d’ajouter « Les paroles du Dr Hartani sont une thérapie pour tous afin d’augmenter notre capital confiance. Les travaux qu’il engage avec M. le Wali et Mme Slimani sont des projets structurants pour les 20 prochaines années».