Le DAKAR : l’ultime «déviation» avant le retour en Afrique ?

Pour sa 41èmeédition, le Rallye Dakar va connaître une modification dans son parcours. Le célèbre Rallye Raid qui se tient depuis 2009 en Amérique Latine, se limitera au Pérou alors qu’il a pour habitude de traverser le Pérou, La Bolivie, L’Argentine, le Chili ou encore le Paraguay.

La dernière édition qui s’est tenue du 6 au 20 Janvier dernier, avait traversé le Pérou, la Bolivie et l’Argentine.

Son organisateur, Amaury Sport Organisation (ASO), a par la voix de son directeur M. Etienne LAVIGNE, annoncé que la prochaine édition du Rallye qui se tiendra du 6 au 19 Janvier 2019, se limitera pour la première fois de l’histoire à un seul pays traversé, à savoir le Pérou. ASO espérait un départ  du Chili pour rallier l’Equateur en passant par le Pérou, mais aucun accord n’a pu être trouvé avec les autorités concernées.

Y a quelques jours, ASO annonçait que son rallye n’allait pas traverser le Chili pour des raisons de restrictions budgétaires dans ce dernier pays. Etienne LAVIGNE était récemment en tournée en Amérique Latine, justement pour ficeler les derniers détails pour finaliser le tracé 2019.

C’est le second coup dur pour ce Rallye en 10 ans. En effet, cet événement qui avait pour habitude de se dérouler entre l’Europe et l’Afrique, avec l’arrivée souvent à Dakar (Sénégal), d’où le nom d’ailleurs, a dû annuler son édition 2008 après les menaces du groupe terroriste AL QAIDA au Maghreb (AQMI), ce qui a poussé les organisateur à délocaliser l’événement en Amérique Latine à partir de l’année suivante.

Malgré ce coup dur, Etienne LAVIGNE se montre confiant quand au spectacle qu’offrira la prochaine édition : « Nous savons que nous attirerons les meilleurs pilotes de cette discipline car chaque année c’est l’évènement de référence au plus haut niveau »a-t-il déclaré à autosport.com, et d’ajouter «C’est évidemment un parcours moins ambitieux que celui qui était initialement prévu mais qui va rester intéressant parce qu’on va faire en sorte de densifier ces étapes réalisées dans de très beaux environnements de dunes et de sable».

Ce coup dur, conjugué à la stabilité que connaît la région du Sahel et les difficultés financières des pays hôtes actuels, poussent les organisateurs à réfléchir à une nouvelle « relocalisation » du DAKAR vers son « origine » à partir de 2020. Ainsi, LAVIGNE assure avoir noué en ce sens des « des contacts à très haut niveau » avec plusieurs nations africaines, dont l’Algérie, la Namibie et l’Angola. Idée soutenue par Jean TODT, président de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) qui déclarait en Mars dernier à Rfi « Même si le Dakar ne fait pas partie des épreuves qui sont organisées sous l’égide de la FIA, je le dis avec une certaine nostalgie. Il se déroule en Amérique latine, une terre extrêmement propice à l’organisation des épreuves de rallye, avec une passion formidable. Mais, pour moi, la légitimité serait réellement qu’il soit organisé en Afrique ».