Le COMEFA pour régler les tensions en Alger et Paris ?

L’information (relayée par des sites d’information électroniques algériens et certains journaux français) selon laquelle l’Algérie a pris la décision de procéder au retrait des surveillances policières habituelles, affectées à toutes les représentations officielles, françaises dans le pays, témoigne de quelques tensions diplomatiques ressenties entre la France et l’Algérie depuis un moment.

Le principe de réciprocité aurait été évoqué dans cette affaire, en réponse au retrait des policiers chargés de la surveillance de l’ambassade d’Algérie à Paris, un incident qui vient se superposer au dossier épineux lié aux restrictions draconiennes imposées aux Algériens en matière d’octroi des visas depuis plusieurs mois. En effet le nombre de refus (souvent non motivés) continue à surprendre du coté algérien, alors que du coté français, aucun document officiel n’atteste d’un changement de traitement envers les demandes de visa des algériens, ni aucune consigne (officielle) du Quai d’Orsay pour agir de la sorte.

Une situation trouble, qui ne s’arrange pas avec la déclaration (politiquement incorrecte) de l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet. Lequel dans une interview au Figaro évoque le président Bouteflika qu’il dit «être maintenu en vie artificiellement»…

Vraisemblablement Alger et Paris, jouent la prudence par le silence, et la réunion du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) qui se déroulera en octobre prochain dans la capitale française, semble tombée à point pour que la diplomatie n’ait plus d’autres choix que d’exister, et que ces différents soient questionnés.