L’Algérie régresse dans le classement mondial de la liberté de la presse

Reporters sans Frontières a publié, ce mardi, le classement mondial de la liberté de la presse en 2020. L’Algérie se positionne à la 146e place sur une liste  de 180 pays, soit une rétrogradation de cinq rangs par rapport à l’année précédente.

Avec cinq places en moins, l’Algérie enregistre la plus forte baisse de la région de l’Afrique du nord.

En effet, le voisin marocain s’est hissé à la 133 position, une progression de deux places en comparaison avec l’année dernière, ceci s’explique par la création d’un Conseil de presse. La Tunisie conserve, quant à elle, le 72e rang et demeure le pays le mieux classé de la région.

Dans le cas de l’Algérie, cette régression est due aux « interpellations régulières et détentions provisoires prolongées » indique l’organisation.

RSF constate que « L’arrêt des manifestations pour cause d’épidémie de coronavirus n’a pas permis de mettre un terme à la mise sous pression des journalistes. Au contraire », l’organisation évoque dans le rapport qui a suivi son classement, les affaires de deux journalistes emblématiques du Hirak, il s’agit de Khaled Drareni qui est en détention, depuis le 29 mars à la prison de Kolea, près de Blida, « région en principe confinée car devenue l’épicentre de l’épidémie de coronavirus en Algérie », et celle du journaliste Sofiane Merrakchi, correspondant de la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, emprisonné depuis fin septembre 2019, il a été condamné à huit mois de prison ferme.