La grève des enseignants algériens se poursuit

les enseignants algériens ont appelé à un « sit-in » cet après-midi, une nouvelle journée d’action qui fait suite à la grève d’hier.

Selon l’intersyndicale, plus de la moitié des enseignants ont refusé de travailler pour dénoncer les conditions dans lesquelles leurs statuts sont repensés, mais aussi pour réclamer la revalorisation des heures supplémentaires.

« Le statut comporte en quelque sorte la gestion des carrières des fonctionnaires, l’avancement dans les carrières, les promotions. On a fait tout un travail. Mais lorsqu’il s’agit de le finaliser, c’est la commission ad hoc qui est chargée de le finaliser. Et cette commission ad hoc, aucun représentant des syndicats n’y figure pour défendre les propositions faites pendant les trois ans de travaux. Voilà ce qui nous chiffonne. Il y a aussi les heures supplémentaires qui ont été revalorisées dans tous des secteurs comme l’enseignement supérieur, et qui n’ont pas été revalorisées dans l’éducation. Et aussi les libertés syndicales, qui sont un peu piétinées à travers les départements. On attend des autorités qu’elles répondent à nos doléances, qu’elles ouvrent les dossiers dont on est en train de parler » c’est du moins ce qu’a déclaré Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), l’un des cinq syndicats ayant appelé à la grève dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.