La France réagit à la condamnation du journaliste Khaled Drareni

La France réaffirme son « attachement à la liberté de la presse » après la condamnation en appel du journaliste Khaled Drareni à deux ans de prison ferme.

Interrogée, ce mercredi 16 septembre, sur la lourde peine prononcée contre le correspondant de TV5 Monde et de l’ONG Reporters Sans Frontières, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères déclare « avoir pris connaissance de cette décision » avant d’ajouter ; « la France réaffirme son attachement à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes, partout dans le monde ».

Au lendemain de cette condamnation qui a suscité l’indignation de nombreux journalistes, militants des droits de l’Homme ainsi que de simples citoyens, Agnès von der Mühll rappelle que « la liberté d’informer est un droit fondamental, qui doit être protégé ».
De son côté, le Secrétaire général de RSF a qualifié la décision prononcé le mardi à la Cour d’Alger « d’arbitraire » et appelle à la « libération immédiate et sans condition » de Khaled Drareni.

Incarcéré depuis le 28 mars pour « incitation à un attroupement non armé et atteinte à l’intégrité du territoire national », Khaled Drareni est devenu le symbole du muselage de la presse en Algérie.