Khaled Drareni, vous n’êtes pas seul !

Très tard le soir, je commence à écrire ces quelques mots, très tard, peut-être, d’agir en tant que citoyens, journalistes, enseignants, artistes, artisans, politiciens ou hommes au pouvoir…

L’histoire de ce jeune homme que j’ai lue, par pur hasard, dans les journaux, fait resurgir en ma mémoire cette maxime très enfouie en moi et que j’ai apprise dans les bancs de l’université : ‘’Il faut dire non au mal, lorsque tous vous poussent à dire oui !’’

La liberté d’expression est un droit humain universel. Ce n’est pas la prérogative du politicien. Ce n’est pas non plus le privilège du journaliste. Dans leur travail quotidien, les journalistes exercent simplement le droit de chaque citoyen à la liberté d’expression.

En ces temps modernes du 21e siècle, la liberté d’expression semble être, en apparence, pratiquée dans le monde entier, mais, en vrai, où est-ce qu’on est d’être des hommes libres ?

Est-ce notre devoir de saluer le bourreau et de se soumettre à ses lois ? Rares sont les journalistes engagés contre toute forme de répression, mais il semble que tenter de révéler certaines vérités est, non pas seulement, un acte de résistance, mais aussi, un acte de suicide !

Khaled Drareni, journaliste algérien, se trouve derrière les barres de la prison après avoir exercé son métier d’informer et de lever le voile sur ce qui est.

Les porteurs de la lumière, artistes, littéraires ou journalistes ont toujours été chassés et maudits par la société conventionnelle qui obéit aux diktats des politiciens. Combien de journalistes condamnés à mort, neutralisé ou traduits chaque jour devant les tribunaux chaque jour ?

Nous, intellectuels, enseignants et journalistes tunisiens, refusons une telle injustice à l’égard de Khaled Drareni, icône de la jeunesse algérienne éveillée, et demandons son immédiate libération devant les circonstances de la crise sanitaire provoquée par la pandémie mondiale. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas.

De la Tunisie, toute notre solidarité avec Khaled Drareni.

 Par Emna Darwazi