Les jours de Jacob Zuma sont-ils comptés à la tête de l’Afrique du Sud ?

Tout prête à croire que le président sud-africain est entrain de négocier âprement une immunité contre un départ anticipé, voulu par son propre parti et par l’opposition. Même si Cyril Ramaphosa, le président du parti au pouvoir, l’ANC, réfute cette possibilité, les jours passent et les tractations pour un éventuel retrait de Jacob Zuma, semblent se compliquer de plus en plus.

C’est sans nul doute l’un des chefs d’Etats les plus charismatiques du continent africain, Jacob Zuma, 75 ans est l’une des figures de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Vice-président et deux fois élu à la tête de son pays depuis 2009, il est notamment célèbre pour sa polygamie assumée et affichée.

Pourtant le président Sud-Africain ne fait plus sourire, les affaires de corruptions au sein de son gouvernement, l’ont très vite rattrapé et obligé à quitter la tête du parti au pouvoir.

Jacob Zuma a prononcé le 16 décembre dernier, son dernier discours de chef de l’ANC (Congrès National Africain) sur un constat d’échec, avouant lui-même que la population n’était pas satisfaite de ses résultats sur la corruption, la criminalité et l’emploi.
Pire encore, le président Sud-africain devra répondre dans les prochains mois à 783 chefs d’inculpations pour fraude, et corruption. Des affaires qui mettent à mal l’ANC, déjà entachée de nombreuses affaires du genre, d’où l’empressement du vice-président sud-africain et président du parti à écarter Jacob Zuma du pouvoir, avant la tenue de l’élection présidentielle prévue en mai 2019.
Cyrile Ramaphosa affirmait ce vendredi que l’annonce du départ du chef de l’Etat serait annoncée dans les jours qui viennent. Une annonce qui tarde à se faire, selon l’opposition, bien décidée à ce que le parti au pouvoir mette fin à ce flottement à la tête du gouvernement, une incertitude qui commence à inquiéter la population, précise les médias locaux .

Jacob Zuma devait prononcer un discours à la nation hier, une allocution reportée sans explication.
Autre preuve, s’il en est besoin, de la vive tension au sein du gouvernement sud-africain, les cadres de l’ANC ont annoncé ce vendredi qu’ils ne participeraient pas aux festivités du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, pour des raisons internes au parti.