Journée de colère de la presse tunisienne

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) organise aujourd’hui 2 février 2018 une « journée de colère » pour protester contre les campagnes menées par certains organes de l’Etat tunisien contre les journalistes.

Dans un communiqué, le SNTJ a dénoncé « une campagne de diffamation et des menaces sur les réseaux sociaux proférées par la police dans l’impunité totale ». Dans une lettre ouverte adressée au président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi, au Chef du gouvernement Youssef Chahed et au président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le syndicat a accusé le gouvernement de vouloir mettre la main sur le secteur de l’information en exerçant « une politique structurée décidée à cibler et à menacer les journalistes ».

Durant cette journée, les journalistes ont décidé de porter un brassard rouge en signe de colère et de diffuser le message « Tunisie, la presse en colère » sur les différents médias.

Pour rappel, Béji Caïd Essebsi interviewé par Jean-Pierre Elkabbach a déclaré le 1 er février en citant notamment la liberté de la presse : « En Tunisie, toutes les libertés sont protégées »