Ils revendiquent : Les employés de l’ENIEM boycottent la reprise des activités de l’entreprise

Cette entreprise avait annoncé cela il y a quelques jours, la reprise de ses activités après un mois de chômage technique, mais ses employés ont en voulu autrement.

En effet, les travailleurs de l’Entreprise nationale des industries électroménagères (ENIEM) dont le siège social est à Tizi-Ouzou, n’ont pas répondu favorablement à la note de la direction générale de l’entreprise, pour une reprise d’activité ce dimanche.

Le boycott de cette reprise du travail s’est faite ressentir au niveau du siège de la direction générale sis au boulevard Stiti Ali ainsi qu’au complexe industriel sis à la zone industrielle d’Oued Aissi.

Ils motivent leur position par la « non-satisfaction » de leurs deux revendications, à savoir « la non comptabilisation du congé technique dans les salaires » et « le départ du P-DG de l’ENIEM ».

Les revendications ont été arrêtées depuis l’arrêt technique de l’activité de l’ENIEM pour une durée d’un mois (du 01 au 31 décembre 2020) décidé par la direction de l’entreprise pour cause de « contraintes financières » et « rupture des stocks des matières premières », a-t-on appris des syndicalistes.

Le secrétaire général du syndicat d’entreprise de l’ENIEM (affilié à l’UGTA) Mouloud Ould El-Hadj, a indiqué à l’APS que les travailleurs « refusent de rejoindre leurs postes de travail tant que leurs deux revendications pour lesquelles ils ont initié des actions de protestation durant le mois de décembre dernier, ne sont pas satisfaites ».

Le syndicaliste s’est interrogé sur cette reprise décidée par la direction alors que, selon lui, « la situation ayant entraîné un arrêt technique d’activité n’a pas changé puisqu’il n’y a pas eu de déblocage de la matière première pour remettre en marches les unités de production ».

De son côté le P-DG de l’ENIEM, Djilali Mouazer, a regretté, dans une déclaration à l’APS, « l’empêchement de travailleurs de rejoindre leurs postes par certains de leurs collègues ».

Selon lui, « beaucoup de travailleurs ne se sont pas présenté aujourd’hui, notamment à cause des intempéries, alors qu’un petit groupe est venu dissuader et empêcher d’autres travailleurs qui se sont présentés de rejoindre leurs postes ».