Human Rights Watch demande l’abandon des charges contre six manifestants pacifiques algériens

L’ONG de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a dénoncé le 7 mars 2018 les poursuites judiciaires dont font l’objet six activistes politiques et hommes de loi algériens. Le début de l’affaire remonte au 13 juillet 2016 lorsque ces six personnes se sont déplacées au tribunal de Ghardaïa pour soutenir l’avocat Salah Debouz.

Les six concernés sont Hamid Ferhi et Fethi Ghares du Mouvement démocratique et social (MDS), Abdelkader Kherba, Kadour Bouchoucha et Ahmed Mansri de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et Nadir Debouz, neveu de Salah Debouz. Ils ont été convoqués par le tribunal en octobre 2017 et ont été accusé d’incitation à un rassemblement non armé, insulte à fonctionnaire et refus de se conformer à une loi ou à un décret, en vertu respectivement des articles 100, 144 et 459 du code pénal, ce qui est passible de trois ans de prison au total.

Le procès initialement prévu pour le 2 février à été renvoyé au 20 mars prochain.

Human Rights Watch a appelé au respect du droit à la manifestation pacifique et à l’arrêt des poursuites ayant pour motif le rassemblement non autorisé et non armé. L’ONG a aussi demandé à ce que toutes les charges soient abandonnées avant le procès du 20 mars à venir.