« Un homme, deux théâtres » projeté pour la première fois à Souk Ahras

Coréalisé par Aïssa Djouamaa et Rabah Slimani, ce court métrage, a été projeté pour la première fois à Souk Ahras, lors de la clôture des Journées du court métrage de cette ville (du 03 au 06 mars 2018), à la Cinémathèque.

Très attendu par le public souk-ahrassi, « Un homme, deux théâtres » a drainé la foule. Ce film aborde, à travers le personnage de Tarek (campé par le comédien tunisien Tarek Atrous), la situation de l’artiste, que ce soit en Algérie ou dans les pays du Maghreb.

Tarek est un jeune artiste passionné par le théâtre. Très doué, il décide d’en faire son métier. Une décision mue par sa passion et son amour pour l’art. Une décision qu’il devra assumer. Il devra faire face au regard désobligeant, méchant, voire agressif des gens. Il devra également trouver le moyen d’apaiser les inquiétudes de sa famille. En un mot : faire fi de toutes les critiques. Car convaincu que sa passion sera son métier. Ce n’est pas un caprice. C’est une certitude.

Après avoir travaillé dans plusieurs domaines, il a su ou compris qu’il ne pourra s’épanouir qu’en embrassant une carrière artistique. C’est ce qu’il fit. Et là commencent le long parcours du combattant, parsemé d’embûches.

Un double discours. Une double voix. Tarek se cherche, veut que coûte que coûte réussir. Il est pris entre le marteau et l’enclume : la raison qui veut qu’il arrête ce projet car fou ; et le cœur veut qu’il se laisse transporter par cette passion.

« Un homme, deux théâtres » est une représentation juste de ce que vit l’artiste, le vrai. Celui qui ne pense qu’à l’art qui passe avant tout, sans une arrière-pensée pécuniaire aucune. Sans avoir une ambition mercantile. Son seul désir : pratiquer l’art. Ce film a pour décor un théâtre sur les planches duquel Tarek raconte le théâtre de la vie.