Emprisonnement du journaliste khaled drareni Vague d’indignation internationale

La mise sous mandat de dépôt du journaliste Khaled Drareni a suscité une vague d’indignation en Algérie mais aussi dans le monde.

Reporters sans Frontière a réagi à
travers son secrétaire général, Christophe Deloire, qui a dénoncé « un acte arbitraire ».

« Nous ne pouvons pas accepter qu’Alger profite du coronavirus pour régler ses comptes avec le journalisme indépendant », a souligné Cristophe Deloire dans un tweet.

L’Union de la Presse Franophone avait dénoncé, mercredi 25 mars, la décision de la Cour d’Alger de placer notre confrère sous mandat de dépôt.

« Ainsi, quelques jours seulement après
sa libération, arrachée aux autorités à la suite d’un mouvement international, Khaled risque de se retrouver de nouveau emprisonné.La place d’un journaliste n’est pas en prison. Khaled Drareni doit rester libre ! », note l’UPF.

Le Comité de Protection des Journalistes (Comittee to Protect Journalists, CPJ) a appelé les autorités algériennes « à devraient abandonner toutes les charges contre le journaliste Khaled Drareni et le libérer immédiatement ». Le CPJ relève que la décision prise à l’encontre de Drareni « a été prononcée alors que les tribunaux algériens sont fermés pour limiter la propagation du virus COVID-19 ».

Pour sa part, l’antenne algérienne d’Amnesty International a qualifié « d’inadmissible » le fait « qu’après plus
d’une année de Hirak, des journalistes soient arrêtés simplement pour avoir fait leur travail ».