Une église mise sous scellés à Aïn Turk

Selon un article publié le 22 novembre 2017 sur le site de Portes Ouvertes, une ONG pour la défense des chrétiens persécutés à travers le monde, la salle de culte de l’église d’Ain Turk aurait été mise sous scellés par la police le 9 novembre sur décision du wali d’Oran accusant ses responsables de ne pas disposer d’agrément et d’imprimer illégalement des évangiles et des publications servant à l’évangélisation.

« Premièrement, cette communauté est bien affiliée à l’Association de l’Eglise Protestante d’Algérie, qui dispose d’un agrément délivré par l’État Algérien depuis 1974. Ensuite, il n’y a aucune activité d’impression d’évangiles ou de publications chrétiennes à l’intérieur de ce lieu » dit le président de l’Eglise Protestante d’Algérie en répondant à ces accusations.

Ce n’est pas la première atteinte à liberté de culte observée depuis l’adoption de la nouvelle constitution algérienne en 2016. En février 2016, l’église d’Aït Djima dans la commune d’Aït Bouaddou à Tizi Ouzou avait reçu une mise en demeure signée par le chef de daïra des Ouadhias lui demandant de cesser ses activités pour des motifs tout aussi vagues.

L’article 42 de la constitution actuelle stipule pourtant : « La liberté d’exercice du culte est garantie dans le respect de la loi ».