Droits des migrants : la FIDH lance un appel au gouvernement algérien

Dans un communiqué publié sur son site le 23 mai 2018, la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a appelé le gouvernement algérien au « respect, de ses engagements contenus au titre des conventions internationales relatives, aux droits des travailleurs migrant-e-s et aux droits des réfugié-e-s, ratifiées par l’Algérie ».

Selon le communiqué, plus de 1500 migrants originaires d’Afrique subsaharienne ont été expulsés d’Algérie ces dernières semaines. Leur nombre ne cesse de croître depuis le début de l’année 2018. Ces faits ont été décrits par la FIDH comme étant une « campagne généralisée d’arrestations arbitraires, suivies d’expulsions collectives et massives ».

La fédération a dénoncé dans ce même communiqué la tentative des officiels algériens de présenter ces opérations comme en « rapatriements à titre humanitaire » et a ajouté que la majorité des migrants concernés sont « travailleurs migrant-e-s ». « Seul le Niger, a sollicité dès 2014 dans le cadre d’un accord « opaque » avec le gouvernement algérien, le retour des ses ressortissant-e-s dont la majorité sont des femmes et des enfants », a ajouté le communiqué.

La FIDH a également appelé le gouvernement algérien à « mettre en place en urgence, un cadre légal national respectant les droits des travailleurs migrant-e-s et une loi d’asile à même de permettre l’accès au statut de réfugié-e, et de garantir une protection face à toutes formes d’abus ou d’exploitation ».

« Cesser de faire l’amalgame entre la lutte contre le trafic et le terrorisme » et « cesser les opérations d’expulsions collectives des travailleurs migrant-e-s et des demandeur-e-s d’asile ». Ce sont là les derniers appels lancés par la FIDH aux officiels algériens.