Douleur cancéreuse : Le manque de morphiniques pose toujours problème en Algérie

C’est ce vendredi à l’hôtel El Aurassi d’Alger que s’est déroulée la première journée du congrès national de la lutte contre la douleur en présence de nombreux professeurs et spécialistes.

Parmi les thèmes abordés, la prise en charge de la douleur cancéreuse et sa nécessité notamment sur le plan psychologique tel que nous l’a expliqué Radia Baraka, psychologue au Centre Pierre et Marie Curie.

« L’objectif est de faire un travail global sur le patient et de ne pas s’intéresser seulement à sa douleur physique mais plutôt de travailler sur la dimension émotionnelle et sur le comportement douloureux, c’est-à-dire prendre en charge le patient dans sa globalité », précise-t-elle.

Les spécialistes ont, à cette occasion, souligné le manque de certains médicaments dont notamment les morphiniques.

Pour le professeur Nadia Fellah, Présidente de la Société algérienne d’évaluation et traitement de la douleur, l’Algérie connait un manque flagrant : « quand on parle de maladie cancéreuse, on ne peut pas ne pas parler de morphine. Si il y a un plan cancer qui doit se terminer en 2019, et s’il est bien conduit, nos patients cancéreux ne devront plus souffrir de douleur puisqu’on aura tous les morphiniques nécessaires » a-t-elle expliqué avant d’ajouter : « il y a un très grand manque en Algérie, nos patients à l’heure actuelle ne sont pas bien soulagés des douleurs sévères ».