« Clandestine », le nouveau roman de Hamid Grine

C’est ce samedi après-midi, à la librairie du Tiers monde à Alger-centre, que l’écrivain et ancien ministre de la Communication Hamid Grine a présenté son nouveau roman «Clandestine» lors d’une séance de vente-dédicace.

« Ce livre a été achevé en 2014, je devais le publier en septembre 2014, j’ai été nommé ministre en mai 2014, donc j’ai décidé de sortir ce roman qu’après la fin de mes fonctions et donc je l’ai sorti le mois de novembre », précise Hamid Grine.

«L’histoire d’une rescapée de Bentalha»

Ce roman raconte l’histoire d’une jeune femme rescapée du massacre de Bentalha, qui travaille comme mécanicien, et pour qui exercer ce métier devient de plus en plus pénible.

«C’est l’histoire d’une jeune femme travestie en homme qui part voir un dermatologue pour lui demander une mammectomie, il lui demande alors : est ce que vous ne vous acceptez pas en tant que femme ? elle lui dit : bien au contraire mais je suis une rescapée de Bentalha et je travaille comme mécanicien homme, mais je souffre car j’ai la poitrine compressé par des bandes, donc je voudrai que vous m’enleviez la poitrine pour que je puisse travailler normalement sans souffrir », nous explique l’auteur du livre avant de poursuivre : «Ce médecin qui était autiste a eu une prise de conscience, il vivait dans sa bulle à Alger, il travaille de 6h jusqu’à 21h, à 21h il part chez lui, il est branché sur les chaînes françaises car sa femme Laurence vit en France avec sa fille Sarah et donc de la tragédie algérienne, des assassinats, il n’est au courant de rien. Il a poussé cette fermeture de son esprit jusqu’à interdire à ses amis de lui parler de ce qui se passe de négatif, et l’irruption de cette rescapée le met de plain pied dans les souffrances de ses compatriotes et à partir de là commence une autre histoire car la fille n’a pas tout dit»

«C’est surtout une histoire d’espoir»

Selon Hamid Grine, cette histoire est basée en partie sur des faits réels : « Cette histoire est inspirée d’un fait, je dirai réel. J’ai un ami dermatologue qui m’a raconté une histoire similaire, mon ami est quelqu’un qui a vécu la tragédie sanglante et à partir de là j’ai commencé à écrire ce roman en 2011.

C’est le seul roman qui m’a fait souffrir car c’est un roman triste au départ.