Astronomie : « La mort » de Kepler annonce une nouvelle étape

En moins de 10 ans, Kepler aura contribué à la découverte de près de 2700 planètes « confirmées » et plus de 2400 « en attente de confirmation » – deux chiffres qui sont voués à changer à mesure que les chercheurs achèveront d’éplucher les montagnes de données. À titre de comparaison, au moment de son lancement, en mars 2009, le total de planètes extrasolaires, ou exoplanètes, tournait officiellement autour de 500. Et la découverte des toutes premières ne remonte qu’à 1995. Le 30 octobre, la NASA annonçait officiellement qu’elle mettait fin à la mission Kepler, après épuisement du carburant.

Mais la nouvelle était prévisible, et il y a des années que les successeurs sont connus :

Le Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) ; lancé en avril 2018, il est le véritable successeur de Kepler, conçu pour observer 200 000 étoiles, dont un grand nombre de naines rouges, autour desquelles ont été détectées un nombre inattendu de ces planètes « similaires à la Terre » ;

Speculoos, un réseau de quatre télescopes terrestres basés au Chili ; en service depuis décembre 2017, leur mission est de détecter des « transits », c’est-à-dire ce moment où la planète passe directement devant son étoile, occultant légèrement sa luminosité ; un transit offre du coup une meilleure chance de détecter une atmosphère, s’il y en a une ;

Le télescope spatial James-Webb ; prévu depuis longtemps comme successeur du télescope Hubble, son lancement est pour l’instant annoncé pour 2021 ; bien que ce ne soit pas sa mission première, des calculs récents assurent qu’il pourrait être capable de détecter une atmosphère autour des petites planètes tournant autour de certaines naines rouges.