APN : L’épopée d’une dissolution

Véritable épicentre d’une crise qui frappe l’hémicycle d’Alger centre depuis plusieurs jours, le président de la chambre basse du parlement Said Bouhadja persiste et signe, et ne semble pas vouloir céder sous la pression des quelques 360 députés qui demandent son départ.

Said Bouhadja estime dans une déclaration faite au journal Liberté, qu’il n’a pas commis d’erreurs, et partant de ce postulat, il ne voit pas une raison qui expliquerait son départ, une conviction telle, qui pousse le président de l’APN à aller jusqu’à l’ultime étape « si il le faut », celle de la dissolution de la chambre basse.

« Je ne démissionnerai pas, parce que je ne reconnais pas avoir commis des erreurs » avait-t-il déclaré, avant d’enchainer « Je reste ; quitte à provoquer la dissolution de l’APN »

Au moment où les députés de la majorité des partis représentés à l’APN ont décidé d’un gel de toute activité au sein de l’assemblée jusqu’à la démission, la situation ne semble pas prendre d’autres chemins que celui du fatalisme qui risque de causer la perte de l’une des institutions les plus importantes du pays.

Il est à noter que le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika, est habilité à intervenir en pareil scénario, mais n’a toujours pas réagi à cette crise.