ANSEJ : Le procès de 18 jeunes reporté à Novembre

Des dizaines de jeunes bénéficiaires du dispositif de l’aide à l’emploi (ANSEJ), venus de plusieurs wilayas du pays, se sont rassemblés, hier matin, devant le tribunal de Bouira. Selon les déclarations de ces protestataires, l’action d’hier était «en signe de solidarité avec 18 jeunes bénéficiaires de ce dispositif, poursuivis en justice pour atteinte à l’ordre public et rassemblement non-autorisé».

Les faits de cette affaire remontent au mois de septembre dernier, après une action de protestation menée par ces jeunes promoteurs, afin de réclamer l’annulation des décisions de justice pour la saisie du matériel accordé à plusieurs jeunes entrepreneurs de la wilaya de Bouira. Lors de cette manifestation, qui s’est déroulée devant le siège de la BADR de Bouira, 18 manifestants ont été interpelés par la police et poursuivis en justice pour atteinte à l’ordre public.

Parmi eux, 12 sont originaires de la wilaya de Bouira et 4 de la wilaya de Tizi-Ouzou. Hier, l’affaire a été reportée au 6 novembre prochain. Pour rappel, ces jeunes entrepreneurs, qui se sont organisés dans le cadre d’une coordination nationale, réclament en premier lieu «l’arrêt de toutes les actions en justice menées contre les bénéficiaires ayant déclaré faillite et la restitution des biens, machines, véhicules et autres matériels saisis par la justice à l’échelle nationale».

En plus de ces deux revendications, ces jeunes entrepreneurs réclament aussi «l’établissement de nouveaux échéanciers pour le règlement des crédits accordés par l’ANSEJ, ainsi que l’instauration d’une part de 20% des marchés publics au profit de leurs petites entreprises, plus particulièrement dans les secteurs des travaux publics et le bâtiment».

«Nous ne voulons pas fuir nos responsabilités et nous sommes toujours disposés à régler nos crédits. Nous réclamons seulement de nouveaux délais et plus de facilitations pour que les jeunes promoteurs puissent régler leurs dettes. Nous revendiquons aussi des garantis pour que nos entreprises puissent accéder aux marchés publics et réaliser des projets. Malheureusement et durant cette période de crise financière, la concurrence est très rude notamment avec les grandes entreprises qui présentent leurs offres à tous les marchés et dans tous les domaines. Résultat : nos petites entreprises sont toutes menacées de disparaitre face à cette concurrence !», expliquait alors un jeune entrepreneur venu de la wilaya de Tlemcen.

Source: Dépêche de Kabylie