Amnesty Internationale : « Les autorités doivent immédiatement et sans condition libérer Khaled et mettre fin à ces poursuites scandaleuses »

L’organisation non gouvernementale (ONG) de défense des droits de l’homme, Amnesty International a appelé, aujourd’hui 30 avril, les autorités algériennes « à mettre fin aux poursuites illégales à l’encontre du journaliste Khaled Drareni », détenu depuis plus d’un mois à la prison de Kolea, Alger.

A l’approche du 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, une date qui rappelle, entre autres, aux gouvernements leur obligation de respecter et de faire respecter la liberté de la presse.

Heba Morayef, directrice Moyen Orient et Afrique du nord à Amnesty International, a notifié que   KhaledDrareni « est puni simplement pour avoir osé faire son travail journalistique de façon indépendante et courageuse. » elle poursuit en rappelant que « Le journalisme ne devrait jamais être un crime punissable. »

L’ONG évoque dans son communiqué « les reportages importants » de Drareni sur les manifestations populaires, qui ont « exposés la répression du gouvernement sur la liberté d’expression et de réunion
en Algérie ».

Amnesty International a par ailleurs rapporté le blocage, sans notification préalable, de deux médias indépendants en ligne, Maghreb Emergent et Radiom.info, qui sont, selon le ministre de la Communication, dans l’attente de « nouvelles poursuites » pour «diffamation et insulte » contre le président Abdelmadjid Tebboune.

L’organisation « a récemment appelé les autorités à mettre fin aux poursuites contre les militants, manifestants et journalistes du Hirak détenus uniquement pour avoir exprimé leur point de vue en ligne et hors ligne et/ou appelé à un changement démocratique. » lit-on dans le communiqué.

Eoutre, l’ONG « a averti qu’en arrêtant et en emprisonnant les militants, les autorités mettaient également en danger leur santé étant donné les risques d’une épidémie de COVID 19 dans les prisons et les lieux de détention. »